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Conservatoire de Nantes 11 mars 2001 : parité au Conseil municipal de Nantes pour la première fois

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Jardins familiaux


Dès le 19e siècle, le jardinage d’autoconsommation alimentaire attire les ouvriers nantais cherchant à améliorer leur quotidien. Influencée par le catholicisme social, une partie du patronat participe à la création d’un cadre spécifique à cette activité, les jardins ouvriers. Amieux, la Biscuiterie Nantaise et Lefèvre-Utile mettent à disposition de leurs employés des terrains, découpés en parcelles de 100 à 200 mètres carrés. Des propriétés privées sont également louées, voire accaparées comme une clairière de la Fournillière, un des villages de Chantenay.

En 1903 le dernier maire de Chantenay, Paul Griveaud, fonde une société des jardins ouvriers dans l’esprit des associations gestionnaires conçues dès 1896 par le propagandiste du concept, l’abbé Jules Lemire, député-maire d’Hazebrouck (Nord). Grâce à la création, en 1919, de la Société anonyme des habitations à bon marché et des jardins ouvriers, 19 hectares sont achetés à la Crémetterie pour aménager de nouvelles parcelles puis, en 1924, plusieurs lotissements et petits collectifs de la Morrhonnière, du Bois-Hercé, et de la cité du Verger sont dotés de lopins communautaires.

Les mutations économiques et sociales des Trente Glorieuses remettent en cause ces jardins, devenus « familiaux » par la loi du 26 juillet 1952, la Reconstruction puis l’étalement urbain détruisant de nombreux sites. Dès la fin des années 1950, la plupart ont disparu, à l’exception notable de la Fournillière et des lopins destinés aux cheminots, établis le long des voies ferrées et des dépôts, notamment à Doulon et au Grand Blottereau.

Jardin familial de la Fournillière, quartier Zola

Jardin familial de la Fournillière, quartier Zola

Date du document : 30-09-2012

À l’initiative de la municipalité Chénard, de nouveaux projets émergent à la fin des années 1970 et se concrétisent en 1980 comme à la Contrie, où 63 parcelles sont aménagées au pied du réservoir par le service des espaces verts de la ville.

Le regain en faveur du jardinage de loisir amplifie la renaissance des jardins familiaux, en même temps que ceux-ci se transforment. En 2013, la ville compte en effet plus de 1000 parcelles réparties sur 20 hectares et 27 sites, pratiquement tous créés au cours des 30 dernières années. Parmi les réalisations récentes, des « parcs potagers » associent désormais jardins familiaux et espaces verts publics. Ouvert en 2000, le parc de la Crapaudine illustre ces jardins « partagés », à la fois parc à l’usage des promeneurs et potager offrant 76 lots accessibles à tous, sans condition de revenu, à l’exclusion des possesseurs d’un jardin personnel de plus de 100 mètres carrés.

Cette politique publique, doublée d’une sensibilisation au respect de l’environnement et de la biodiversité, se heurte au manque de foncier disponible.

Chaque année, moins d’un tiers des 240 nouvelles demandes de parcelle sont satisfaites et le délai d’attente pour l’obtention dépasse trois ans. Dès lors, quelques associations autonomes ont initié leurs propres jardins collectifs alternatifs, soit au sein de parcelles en attente d’urbanisation, soit en pied d’immeuble, à l’exemple de la résidence Boréal conçue par l’agence Tetrarc pour Habitat 44 dans le vallon des Dervallières.

Extrait du Dictionnaire de Nantes
(droits d'auteur réservés)
2018

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