André Morice (Nantes, 1900 - Paris, 1990)
Andrée Deflassieux-Fitremann (Nantes, 1889 – Langrune-sur-Mer, 1967)

Jean Philippot (Tilly-sur-Meuse, 1901 - Nantes, 1995)

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Brillant professeur agrégé d’histoire au lycée Clemenceau depuis 1932 – il le sera jusqu’en 1966 –, Jean Philippot, membre de la SFIO de 1933 à 1935, s’engage pendant la guerre dans le mouvement de résistance Front national, et y devient compagnon de route du Parti communiste. Membre du comité départemental de Libération, il est chargé de procéder le 13 août 1944 à la suspension du Phare de la Loire, remplacé quatre jours plus tard par La Résistance de l’Ouest (ancêtre de Presse Océan) dont il est le très éphémère rédacteur en chef.

Portrait de Jean Philippot, maire de Nantes

Portrait de Jean Philippot, maire de Nantes

Date du document : 1945

Nommé le 28 août membre de la délégation municipale chargée d’administrer la ville, il y occupe les fonctions d’adjoint à l’enseignement et aux beaux-arts. Il devient en novembre éditorialiste de Front, l’hebdomadaire du Front national en Loire-Inférieure (jusqu’en novembre 1947).

Tête de liste d’Union républicaine et antifasciste au second tour de l’élection municipale de 1945, il est élu maire de Nantes le 19 mai. Il s’efforce d’abord d’assurer le ravitaillement de la ville sinistrée et de faire reloger les populations dans des baraquements provisoires avant d’entreprendre sa reconstruction, demandant en août qu’elle soit fondée sur la réalisation de larges voies et sur l’enfouissement de la voie ferrée. En février 1946, il réussit à arracher au gouvernement des crédits pour l’édification de pavillons en dur au Grand Clos.

Inauguration du boulevard des Martyrs Nantais de la Résistance

Inauguration du boulevard des Martyrs Nantais de la Résistance

Date du document : 27-09-1947


En 1947, il doit laisser le fauteuil de maire à Henry Orrion mais reste conseiller municipal d’opposition jusqu’en 1965, date à laquelle il conduit sans succès une liste PC – PSU - divers gauche aux élections municipales. Ancien responsable de l’Union progressiste de Loire-Inférieure dans les années 1950, il adhère en 1967 au Parti communiste qu’il quittera en 1982, mais après avoir, jusqu’en 1980, milité pour le rapprochement des forces de gauche comme président départemental du mouvement «Pour l’union dans les luttes ».

Extrait du Dictionnaire de Nantes
2018
(droits d’auteurs réservés)

En savoir plus

Bibliographie

Bovar, André, Nantes 1944-1965 : chronique d’une renaissance, Opéra, Haute-Goulaine, 2006

Cozic, Jean-Charles, Garnier, Daniel, La presse à Nantes de 1928 à nos jours, t. 3, L’Atalante, Nantes, 2009

« Philippot Jean (1901-1995) professeur d’histoire et de géographie de 1932 à 1966 », dans Nantes, le lycée Clemenceau : 200 ans d’histoire, Coiffard, Nantes, 2008, p. 441-442

Pages liées

Phare de la loire

Libération de Nantes, le 12 août 1944

Maires

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Rédaction d'article :

Jean Guiffan

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