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Paul Griveaud (Charolles, 1847 - Nantes, 1909)

Alain Chénard (Nantes, 1937)

A

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Ancien responsable local, puis national des Jeunesses socialistes et de la fédération Léo Lagrange, Alain Chénard commence sa carrière politique dans les municipalités André Morice – allant de l’extrême droite aux socialistes – comme conseiller municipal SFIO en 1965, puis comme adjoint au maire en 1971, avant d’être élu deux ans plus tard conseiller général du 6e canton de Nantes.

Portrait d'Alain Chénard, maire de Nantes

Portrait d'Alain Chénard, maire de Nantes

Date du document : années 1970

Quand, en novembre 1974, le Parti socialiste demande à ses élus municipaux de rompre avec André Morice, Alain Chénard est le seul à l’accepter : il démissionne de son poste d’adjoint en février 1975, un choix politique entériné par sa victoire aux élections cantonales en mars 1976. Aussi est-il désigné par le Parti socialiste pour conduire à Nantes la liste d’union de la gauche qui remporte de justesse les élections municipales de 1977.

Dans le tramway de Nantes

Dans le tramway de Nantes

Date du document : 28-01-2013

Sous la direction d’Alain Chénard, la municipalité lance une politique ambitieuse dans le domaine des transports, mettant fin aux projets de « pénétrantes » (des autoroutes urbaines le long de la Loire et de l’Erdre) pour les remplacer par un périphérique. Créant deux structures nouvelles pour l’agglomération nantaise, la Semitan (Société d’économie mixte des transports en commun) et le Siman (Syndicat intercommunal à vocation multiple), elle décide de réintroduire le tramway, exemple bientôt suivi par plusieurs autres grandes villes.

Sous le mandat de Chénard sont également lancés ou menés à terme les chantiers de la médiathèque, du stade de la Beaujoire et du centre de loisirs du Petit-Port, la rénovation du Musée des beaux-arts et la reconversion de l’ancienne Manufacture des tabacs… Seul le projet de franchissement de la Loire par un tunnel à Cheviré est abandonné par la municipalité suivante. La nouvelle politique culturelle, plus sociale et plus populaire, suscite l’opposition du Conseil général qui finance alors sa propre Maison de la culture, l’«Espace 44 ».

Quai de la Fosse

Quai de la Fosse

Date du document : 11-09-2019

Battu dès le premier tour aux élections municipales de 1983, Alain Chénard figure sur la liste de Jean-Marc Ayrault qui reconquiert Nantes en 1989. Député de la 2e circonscription de 1978 à 1988, il se voit confier la  présidence de la Semitan de 1989 à 2001 avant de se retirer de la vie politique l’année suivante.

Extrait du Dictionnaire de Nantes
2018
(droits d’auteur réservés)

En savoir plus

Bibliographie

« 1977 : pour Nantes, l'année du grand tournant ? », débat, Place publique, n°2, mars-avril 2007, p. 135-157

Bigey, Michel, Les élus du tramway : mémoires d’un technocrate, Lieu commun, Paris, 1993

Breteau, Jean, Potiron, Jean-Jacques, Nantes, le petit théâtre, A. Moreau, Paris, 1986

Chénard, Alain, « Nous savions surtout ce qu’il ne fallait pas faire », entretien, Place Publique, n°30, novembre-décembre 2011, p. 33-37

Guidet, Thierry, La rose et le granit : le socialisme dans les villes de l'Ouest, Ed. de l’Aube, La Tour d’Aigues, 2014

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Stade de la Beaujoire - Louis-Fonteneau

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Rédaction d'article :

Jean Guiffan

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