Évocation de Nantes dans les romans de Jules Verne
Benjamin Péret (Rezé, 1899 – Paris, 1959)

Mélanie Waldor (Nantes, 1796 – Paris, 1871)

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À la fois poète, romancière et dramaturge, Mélanie Waldor participe à la vie littéraire et politique de son temps, au plus près de la société parisienne romantique.

Mélanie Waldor

Mélanie Waldor

Date du document : 1843

Des rencontres artistiques déterminantes

Mélanie Waldor est la fille de l’avocat Mathieu-Guillaume-Thérèse Villenave, un homme de lettres et journaliste collectionneur d’autographes français. Ce dernier quitte l’état ecclésiastique au début de la Révolution française pour épouser Jeanne-Marianne Tasset à Nantes, avec qui il aura deux enfants, Mélanie et Théodore, tous les deux poètes.
En 1822, Mélanie épouse à Nantes le lieutenant d’Infanterie François-Joseph Waldor, originaire de Namur, avec qui elle a une fille prénommée Élisa. Alors que son époux se trouve en garnison en province, Mélanie Waldor fréquente le salon littéraire de Charles Nodier, où elle rencontre des poètes et des artistes romantiques en vogue. En 1827, elle fait la connaissance d’Alexandre Dumas,  qui évoquera par la suite leur relation dans le drame romantique Antony, joué en 1831. Cette pièce demeure l’un des plus grands triomphes de Dumas au théâtre.

<i>Poésies du coeur</i>

Poésies du coeur

Date du document : 1835

Une carrière littéraire multiple et variée

En 1835, dans son recueil de vers romantiques intitulé Poésies du cœur, elle évoque cet amour déçu et la tristesse de ses états d’âme, ce qui lui vaut une grande réputation de poétesse. Cette année-là, elle rencontre le jeune comte Camillo Cavour, qui sera un important acteur de l’unité italienne. Elle entretient avec lui une importante correspondance, et facilite sa mise en relation avec Louis-Napoléon.
Au cours de ces années, elle collabore au Journal des Demoiselles, à la Revue de Paris, et au journal La Patrie, en signant certains de ses articles par « Un bas bleu ».
Elle tient aussi un salon littéraire à Paris, qui est fréquenté par Gérard de Nerval, Alfred de Musset et d'autres grands poètes de l'époque. Elle devient la protectrice de Victor Hugo et d'Élisa Mercoeur.

<i>La Coupe de Corail</i>

La Coupe de Corail

Date du document : 1843

Hormis la poésie, Mélanie aborde d’autres genres littéraires. En 1832, elle publie sa première œuvre, un roman historique intitulé L’Écuyer Dauberon, ou l’Oratoire de Bonsecours, ou encore La Coupe de Corail en 1842, de nombreuses œuvres romanesques où elle dépeint les mœurs de son temps. Elle écrit aussi des pièces de théâtre comme L’École des jeunes filles en 1841, un drame en cinq actes, ou encore La Tirelire de Jeannette en 1859, une comédie-vaudeville en un acte.


Bibliothèque municipale
2019

En savoir plus

Bibliographie

Lhomeau, Éric, Roberts, Karen, Les Nantaises au Père Lachaise, Le veilleur de nuit, Nantes, 2012


Mathot, Véronique, « Alexandre Dumas ou Les Rêveries d’un voyageur sur la Loire », Bulletin de la Société des historiens du Pays de Retz, 1999, p.19-29


Prenaud, René, Petite histoire des dames du passé en pays nantais, [s.n.?], Nantes, [1972]

Webographie

Mélanie Waldor à la Bibliothèque municipale

Mélanie Waldor sur BNF Data

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Littérature

Élisa Mercoeur

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Rédaction d'article :

Chloé Voirin

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