Marc Elder (Nantes, 1884 – Saint-Fiacre-sur-Maine, 1933)
Loire

Élisa Mercoeur (Saint-Sébastien-sur-Loire [?] 1809 - Paris 1835)

A

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Enfant exposée à Nantes en 1809 puis élevée par sa mère, Élisa Mercoeur publie dès seize ans ses poèmes dans Le lycée armoricain de Camille Mellinet. En 1827, elle devient la première femme membre de la Société académique de Nantes et publie un recueil poétique remarqué au-delà des salons nantais par Chateaubriand, Hugo et Lamartine. Elle gagne Paris en 1828 mais demeure la « muse nantaise » et ne connaît pas le succès escompté. Son destin rejoint celui des héroïnes romantiques. À vingt-cinq ans, elle meurt de phtisie. Son sort devient alors un modèle : celui du poète romantique condamné par son origine modeste à mourir pour sa vocation.

Élisa Mercoeur n’évoque Nantes que dans Quatre amours, roman inachevé de 1832. La qualifiant de « princesse marchande », elle paraît pressentir le long désintérêt de la ville pour son patrimoine littéraire. En 1909, un médaillon à son effigie est apposé au Jardin des plantes. En 1991, une biographie fait ressurgir le destin tragique de cette « Nantaise romantique » dont les œuvres n’ont pas été republiées depuis 1843. En 2012, la transformation du square auquel a été donné son nom en 1968 serait-elle une nouvelle étape dans l’histoire de sa mémoire nantaise, surtout marquée par l’oubli ?

Extrait du Dictionnaire de Nantes
2018
(droits d'auteur réservés)

Elisa Mercoeur

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Bibliographie

Geoffroy, Daniel, Élisa Mercœur, Nantaise romantique, Cholet, 1990

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Rédaction d'article :

Morgan Guyvarc’h

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