Lycée de la Colinière
Le lycée de la Colinière a été construit en 1961 afin de décharger les lycées du centre-ville. Le site de la Colinière fut auparavant la propriété du collège royal de Nantes, utilisée comme but de promenades pour les internes.
Une propriété du collège royal de Nantes
En 1824, le collège royal de Nantes, actuel lycée Georges-Clemenceau, acquiert la propriété sur l'initiative de son proviseur, l'abbé Demeuré. La Colinière, où l’on peut respirer un air plus sain que celui de la ville, devient un but de promenade hebdomadaire.
Malgré une amputation de 1,5 hectares pour la construction des lignes ferroviaires Nantes-Châteaubriant et Nantes-Segré, le lycée conserve cette maison de vacances et son immense parc jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Un grand Prix de Rome
En 1954, il est décidé de construire un établissement pour décharger les lycées du centre-ville. Le site de la Colinière toujours vierge de constructions à l’exception du château du 17e siècle est choisi et en 1955, le lycée Clemenceau cède à l’État sa maison de campagne.
Le chantier est confié à l’architecte André Châtelin. Après avoir remporté le grand Prix de Rome en 1943, l’architecte est nommé adjoint au commissaire général pour la reconstruction de la Normandie puis se spécialise dans le domaine des télécommunications et des hôpitaux. C’est à ce titre qu’il collabore avec Michel Roux-Spitz à la construction du CHU de Nantes. Spécialiste des constructions publiques, il est chargé de la construction du lycée technique d’État Eugène-Livet puis du lycée de la Colinière.
Cinq années de travaux
André Chatelin présente son plan de masse du futur établissement en 1957 et finalise le projet des élévations des classes et de l’internat en 1960. Les travaux commencent en 1961 par le bâtiment C et les premières classes ouvrent à la rentrée 1962. L’établissement est alors considéré comme un « Collège d'enseignement secondaire » (CES) et supervisé sur le plan administratif par le lycée Clemenceau.
En 1963, le château du 17e siècle est détruit pour laisser placer au gymnase. La construction des différents bâtiments se poursuit jusqu’en 1966 et l’établissement acquiert le statut de lycée en 1967. En 1992, un incendie criminel ravage le gymnase qui est reconstruit deux ans plus tard.
Une vaste cité scolaire
La cité scolaire s’étend sur près de 11 hectares. Au nord-est du site, les salles de classes sont regroupées dans trois bâtiments à deux ou trois étages, disposés en quinconce délimitant des cours de récréation. Les réfectoires et l'internat, un bâtiment de 140 mètres de long, sont érigés au nord-ouest. Le gymnase s’élève quant à lui sur le côté sud de l'allée d'accès principal.
Malgré les réfections et mutations qu’ils ont pu subir, les bâtiments, élevés sur une ossature symétrique appuyée sur des portiques délimitant la circulation centrale, offrent encore aujourd’hui une grande homogénéité grâce à leur façades rideaux.
En septembre 2021, le lycée d’enseignement secondaire général et technologique accueille plus de 1 100 élèves et étudiants.
Julie Aycard
Dans le cadre de l’inventaire du patrimoine du quartier de Doulon
2021
En bref...
Localisation : Landreau (rue du) 129, NANTES
Date de construction : 1961
Auteur de l'oeuvre : Chatelin, André (architecte)
Typologie : architecture scolaire
En savoir plus
Bibliographie
Noël Guillet, La Colinière, Association Doulon-Histoire, Nantes, 2004
Pages liées
Dossier : Inventaire du patrimoine de Doulon
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Rédaction d'article :
Julie Aycard
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