Le dessous des sols : Place Félix-Fournier
Place des Lauriers

Le dessous des sols : Église Saint-Jacques - jardins du chevet

A

10


En 2010, la découverte fortuite de deux sépultures lors du creusement d’une tranchée d’évacuation d’eau pluviale dans le jardin de l’église Saint-Jacques de Pirmil a entraîné l’intervention des archéologues de la DPARC.

Contexte historique :

La date et l’origine précise de la construction de l’église Saint-Jacques de Pirmil sont inconnues. Située sur la rive gauche de la Loire, à proximité du débouché de la ligne de ponts permettant d’accéder à Nantes, l’église est le seul bâtiment médiéval subsistant de l’ancien prieuré Saint-Jacques. Vraisemblablement fondé au 11e siècle et initialement rattaché à l’abbaye Saint-Martin de Vertou, le prieuré Saint-Jacques de Pirmil est mentionné par les sources textuelles comme possession de l’abbaye Saint-Jouin de Marnes en 1179. L’architecture de l’église (très restaurée au 19e siècle), et notamment la présence de voûtes caractéristiques du style « gothique angevin-plantagenêt », permettent d’envisager une construction à la fin du 12e ou au début du 13e siècle.

Eglise Saint-Jacques

Eglise Saint-Jacques

Date du document : 1850

Eglise Saint-Jacques

Eglise Saint-Jacques

Date du document : 1839

Des travaux de restauration de l’église et de sa façade sont effectués à la fin du 15e siècle à l’initiative de l’évêque de Dol, Thomas James. Tombant en ruine à la fin du 17e siècle, les bâtiments du prieuré sont entièrement reconstruits au début du 18e siècle lors de l’installation d’une nouvelle congrégation de moines, originaire de l’abbaye de Blanche-Couronne. La Révolution française amène la fermeture du prieuré Saint-Jacques, dont les propriétés sont mises en vente en tant que biens nationaux. L’église devient alors le lieu de culte de la paroisse Saint-Jacques, nouvellement créée (1791), tandis que les autres bâtiments du prieuré sont transformés en dépôt de mendicité.

Eglise Saint-Jacques

Eglise Saint-Jacques

Date du document : 1809

Contexte archéologique :

Les deux sépultures mises au jour dans le jardin du chevet de l’église Saint-Jacques sont datées de la période médiévale. La découverte de vases funéraires en céramique, ainsi que la présence sur l’une des sépulture d’un coffrage anthropomorphe (dont la forme épouse celle du corps, notamment la tête) en blocs de tuffeau et dalles de schiste, permettent d’envisager une datation des inhumations entre le 12e et le 14e siècle.

Eglise Saint-Jacques

Eglise Saint-Jacques

Date du document : 14-11-2004

En raison de l’étroitesse de la tranchée de réseau (40 cm de large), les sépultures n’ont été dégagées que partiellement et les observations archéologiques ont également été très limitées.

Eglise Saint-Jacques

Eglise Saint-Jacques

Date du document : 14-11-2004

L’âge et le sexe des individus n’ont ainsi pas pu être identifiés, tout comme la nature du cimetière (paroissial ou monastique ?). L’analyse stratigraphique a cependant permis de mettre en évidence que d’importants travaux de terrassement (19e - 20e siècles) ont entraîné la destruction des niveaux d’inhumation supérieurs (les plus récents) du cimetière.

Direction du patrimoine et de l'archéologie
2018

En bref ...

Localisation :

Saint-Jacques (rue), NANTES

Date de construction :

1956

Auteur de l'oeuvre :

Nau, Jacques-THéodore (architecte)

Typologie :

architecture religieuse

En savoir plus

Bibliographie

COSNEAU Claude. Iconographie de Nantes d’après les collections du Musée. Nantes : Musées départementaux de Loire-Atlantique, Musée Dobrée, 1978. 208 p.

DELAVAL Alain. « Monographie du prieuré de Pirmil et de l’église Saint-Jacques ». Revue 303. Nantes : 1995, n°47.

LAURENS-BERGE Mathieu. Église Saint-Jacques, Jardins du Chevet, rapport de sondage archéologique. Nantes : DPARC, 2010. 42 p.

Pages liées

Archéologie

Catholicisme

Tags

Contributeurs

Rédaction d'article :

Mathieu Laurens-Berge

Aucune proposition d'enrichissement pour l'article n'a été validée pour l'instant.