Entrepôt des cafés
Cité HBM de l'Hermitage

Cité HBM de la Chevasnerie

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Les HBM de la Chevasnerie constituent un des exemples de cités-jardins nés à Nantes dans l'entre-deux-guerres. Avec la cité-jardin, c'est une nouvelle façon d'habiter qui se diffuse.

La politique du logement de l’entre-deux-guerres est conduite dans le souci d’offrir un logement décent à la classe ouvrière et de régler le problème de l’insalubrité. 

En décembre 1912, la loi Bonnevay promulgue la création des Offices publics d’Habitat à Bon Marché. Cette loi règle les modalités d’intervention des communes et de l’Etat pour l’aménagement, la construction et la gestion des Habitations à Bon Marché. Le 21 février 1913, Paul Bellamy, maire de Nantes, crée l’OPHBM nantais, le deuxième après celui de la Rochelle, et inaugure ainsi une période d’initiative municipale en matière de logement.

La loi Loucheur et les cités jardins

En 1928, la loi Loucheur va permettre, sous la houlette de l’Office, l’édification de la cité-jardin de la Chevasnerie. En offrant des prêts à des taux attractifs pour la construction d’immeubles sociaux, cette loi encadrait un programme quinquennal de construction de 260 000 logements dont plus d’un cinquième à loyer modéré.

En 1931, la Ville de Nantes lance quatre projets de cités jardins. Concept développé en Angleterre à la fin du 19e siècle, la cité jardin propose une organisation urbaine favorisant les relations sociales ainsi qu’une amélioration des conditions de vie à partir d’un environnement favorable. 

Une nouvelle conception de l'habitat collectif

Projet de cité à la Chevasnerie, plan d’ensemble réalisé par Henri Fleury

Projet de cité à la Chevasnerie, plan d’ensemble réalisé par Henri Fleury

Date du document : 1931

Le modèle est importé en France pendant l’entre-deux-guerres. La conception de ces cités prévoit le regroupement de logements, avec des entrées indépendantes, sous la forme de grosses maisons, l’habitation individuelle étant la règle initiale du mouvement HBM. Quelques immeubles collectifs sont cependant intégrés. Les habitants des appartements disposent de jardins privés regroupés derrière les bâtiments. Des caveaux individuels et un lavoir collectif complètent l’équipement de la cité. 

La cité de la Chevasnerie flambant neuve, prise depuis le deuxième réservoir d'eau de la Contrie

La cité de la Chevasnerie flambant neuve, prise depuis le deuxième réservoir d'eau de la Contrie

Date du document : 1931

Cette conception prévaut à l’édification des quarante-sept logements (vingt-et-un logements répartis en trois maisons collectives et vingt-six maisons individuelles) de la cité de la Chevasnerie réalisée entre 1932 et 1935 à partir des plans de l’architecte Henry Fleury. Deux magasins et un lavoir complètent cet ensemble ceinturant un espace vert collectif et des jardins privatifs.

Archives de Nantes
2011

Commerce de la cité de la Chevasnerie à l'angle de la rue du Bouillon et de la place du Repos-de-Chasse

Commerce de la cité de la Chevasnerie à l'angle de la rue du Bouillon et de la place du Repos-de-Chasse

Date du document : 01-03-1956



En bref...

Localisation :

Chevasnerie (rue de la) ; Bouillon (rue du), NANTES

Date de construction :

1932

Auteur de l'oeuvre :

Fleury, Henry (architecte)

Typologie :

architecture domestique

En savoir plus

Bibliographie

Halgand, Marie-Paule, Pasquier, Élisabeth, La construction d’un patrimoine : de l’Office public d’HBM à Nantes-Habitat, Nantes-Habitat, Nantes, 1993

Archives municipales de Nantes, De la Contrie à la Durantière, Ville de Nantes, Nantes, 2011 (coll. Quartiers à vos mémoires)
 

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Cité HLM de la Contrie

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Cité HBM Hermitage

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Contributeurs

Rédaction d'article :

Nathalie Barré

Témoignage :

Renée Jouan

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