Batignolles
Casier judiciaire national

A

70

Chambre de Commerce

Contribuer

Contribuer


Fondée en 1803 par un décret du Premier Consul, la Chambre de commerce de Nantes est dès sa naissance tournée vers la mer.

Pour les premiers élus, de riches négociants armateurs – Lincoln, Espivent  de La Villeboisnet, Deurbroucq entre autres – rien n’est plus urgent que de relancer le commerce avec les colonies, principale source de richesse de la ville. Danyel de Kervégan, son premier président, est le type le plus achevé de ces grands notables d’Ancien Régime qui ont déjà présidé aux destinées du commerce avant la Révolution. L’immeuble de la Bourse, construit sous l’Empire, est le signe de sa puissance. La nouvelle Chambre qui a des missions de service public a joué depuis lors un rôle déterminant dans l’économie locale.

Plaquette commémorative de la chambre de commerce de Nantes

Plaquette commémorative de la chambre de commerce de Nantes

Date du document : 1903

Elle se situe en effet au coeur du développement de la Loire-Inférieure à l’époque de la révolution industrielle. Cette position l’amène à batailler avec le pouvoir central sur la question de la traite négrière et des besoins en main-d’oeuvre des îles productrices de canne à sucre dans l’océan Indien ; sur la question des droits de douane et de la concurrence des navires étrangers.

Mais les Nantais ne misent pas seulement sur le commerce maritime international : ils pensent aussi à diversifier l’activité économique. C’est ainsi que les industriels prennent le pas sur les négociants armateurs au sein de l’institution consulaire. Le premier d’entre eux qui accède à la présidence, en 1865, est l’ingénieur Jean-Simon Voruz, patron de la plus grande entreprise de constructions mécaniques de Nantes.

Se dessine alors, au milieu du 19e siècle, un modèle de ville industrielle et portuaire qui permet une complémentarité des activités commerciales et industrielles. Le constructeur de navires Louis Babin-Chevaye, président de la Chambre de 1875 à sa mort en 1887, fait aboutir deux dossiers essentiels : le creusement du canal de la Martinière pour alimenter les usines métallurgiques de Couëron, Basse-Indre et Chantenay, et la relance de la construction navale grâce aux lois de 1881 et 1893. Mais, la Chambre de commerce n’est pas entendue quand elle demande l’aménagement de la Loire d’amont entre Nantes et Orléans afin d’améliorer la navigation fluviale. Il est vrai que le chemin de fer avait atteint Nantes en 1851…

  Plaquette commémorative de la chambre de commerce de Nantes

Plaquette commémorative de la chambre de commerce de Nantes

Date du document : 1903

Au 20e siècle, la Chambre de commerce (et d’industrie) obtient la concession du port de Nantes et celle de l’aéroport. Dans les années 1930, elle soutient l’École de commerce en augmentant sa subvention. Enfin, en collaboration avec la Chambre de commerce de Saint-Nazaire (avec laquelle elle fusionne en 2010), elle est partie prenante, en 1945, de la création de l’Union maritime de la Basse-Loire qui traite des questions d’aménagement de l’estuaire et, en 1966, de la naissance du Port autonome de Nantes Saint-Nazaire. Elle n’a jamais oublié sa vocation maritime comme l’illustre son implantation face au fleuve, dans des immeubles aux discrets accents classiques conçus par l’AIA (Architectes ingénieurs associés) que surmontent une salle de réunion panoramique et l’une des bonnes tables nantaises.

Extrait du Dictionnaire de Nantes
(droits d'auteur réservés)
2018

En bref...

Localisation :

Ernest-Renaud (quai), NANTES

Date de construction :

1824

Typologie :

architecture religieuse

En savoir plus

Tags

Contributeurs

Rédaction d'article :

Yves Rochcongar

Aucune proposition d'enrichissement pour l'article n'a été validée pour l'instant.