Jardins familiaux de la Contrie
La Juste

Située route de Rennes, l’auberge du Cens a été construite au 19e siècle, alors que la vallée du Cens attirait de nombreux Nantais en quête de nature… L’attractivité de la vallée du Cens au 19e siècle.

La route de Rennes, en bordure de laquelle se trouve l’auberge du Cens, est un des axes structurants de la ville de Nantes et semble reprendre le tracé d’une ancienne voie gallo-romaine.

Au cours du 18e siècle, ce point d’entrée vers Nantes devient un hameau. L’Auberge des Diligences est construite en 1839. A partir des années 1875, lorsque Petit-Port et la vallée du Cens deviennent une destination de promenade prisée pour les Nantais, l’auberge est un des café-guinguettes à la mode.

L’arrivée du tramway en janvier 1911, dont le terminus se situe au sud de l’Auberge, renforce l’attractivité du val de Cens comme destination de loisir et de détente. Le terminus du tram « Pont-du-Cens » est remplacé en 1958 par un arrêt de bus. Ainsi, l’arrivée du tramway puis du bus est propice à l’accueil des promeneurs du dimanche qui, après avoir respiré le bon air de la vallée de Cens peuvent se sustenter et se rafraîchir avant de reprendre le chemin de la ville.

L’esprit « chalet » du 20e siècle

Le corps de bâtiment a été édifié directement le long de la voie, en parallèle de la route de Rennes et en bordure immédiate du Cens. A l’arrière se trouvent trois adjonctions d’appentis qui permettent une ouverture plus au calme donnant sur les bords du Cens. Sa façade sur rue présente un rez-de-chaussée en pierre enduite de couleur blanche avec des baies à encadrement de briques rouges. L’ensemble est couvert de toitures en tuiles et surmonté de deux souches de cheminée rectangulaires et volumineuses. La partie centrale du toit présente un léger décrochage pour accentuer le centre de l’étage

Auberge du Cens

Auberge du Cens

Date du document : 1900

Au début du 20e siècle l'auberge s’appelait le Chalet franco-belge. La façade est alors retravaillée avec des pans de bois, dans un esprit chalet, pour faire référence à l’architecture des loisirs et à l’esprit « vacances en bord de mer ». L’ensemble paraît avoir subi peu de modifications depuis ces dernières transformations et présente toujours un second niveau à pan de bois à encorbellement de couleur rouge-bordeaux, en harmonie avec les briques.

Auberge du Cens

Auberge du Cens

Date du document : 03-09-2020

Le déclin du hameau et de l’auberge à partir des années 1950

Toutefois, l’augmentation démographique et la démocratisation de l’automobile après les années 1950 entraînent une intensification du flux automobile sur ce secteur, qui ne sera plus un lieu d’arrêt mais de passage et perdra de son attractivité. Alors que ce hameau accueillait au début du 20e siècle d’autres cafés et restaurants, comme celui situé de l’autre côté du Cens et appelé « A la Bonne Galette », cette Auberge est l’unique témoin de cette époque où le quartier, situé en dehors de la ville, accueillait les Nantais en quête de nature.

Amélie Decaux, Chloé Rouillon
Direction du patrimoine et de l'archéologie, Ville de Nantes/Nantes Métropole
2021

En savoir plus

Bibliographie

Auffray, Jacques, « Le boulevard Schuman structure le nord de l’agglomération », Les Annales de Nantes et du Pays Nantais, revue de la société académique de Nantes et de la Loire-Atlantique, n°282, 4e trimestre 2001, p. 8-14

« Histoire des quartiers Nord de Nantes – livre 3 – A la recherche d’une campagne disparue… : la vie rurale et le petit port », Nantes, AASCEB, 2002

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Rédaction d'article :

Amélie Decaux, Chloé Rouillon

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