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Anton Raab (1913-2006) Église Sainte-Madeleine

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Vincent Gâche (1803 – 1884)


Tracé pour desservir le nouveau quartier industriel de la Prairie de Biesse, le prolongement du boulevard Babin-Chevaye, déclaré d’utilité publique le 5 décembre 1908, est achevé à la fin de l’année 1910. Quatre ans auparavant, la municipalité lui avait attribué le nom de Vincent Gâche, honorant ainsi la mémoire du premier industriel établi dans la partie amont de la ligne des ponts à partir de 1830.

Inventeur des chaudières à vapeur à basse pression, Vincent Gâche est l’un des ingénieurs-mécaniciens les plus distingués de son temps. Né à Nantes en 1803, il se forme à l’école municipale de dessin. À la suite de cette formation, il s’initie au métier de constructeur de machines à vapeur.

Une usine en bordure du bras de Pirmil

Au début des années 1830, ses premières constructions sortent de son atelier, situé au 49, rue de Vertais entre la boire des Récollets et la rue de la Prairie-d’Amont. Il s’illustre à partir de 1837 grâce à la conception d’un nouveau type de bateau : l’Inexplosible, capable de remonter la Loire pendant la période d’étiage, grâce à une coque en tôle de fer et une machine à vapeur basse pression.

Lithographie d'un bateau à vapeur inexplosible conçu par Vincent Gâche

Lithographie d'un bateau à vapeur inexplosible conçu par Vincent Gâche

Date du document : 1837

Ses premiers succès et l’affluence des commandes l’incitent à développer son activité sur un second site au bord du bras de Pirmil, dont l’entrée se situe au 11, rue de la Prairie-d’Amont. En 1844, une demande d’autorisation pour établir un chantier de construction comprenant « des forges, un four à chauffer les tôles et tous les outils nécessaires pour exécuter la grosse chaudronnerie », est soumise à l’administration. L’établissement comprend quatre activités principales : ajustage, montage, forge et chaudronnerie.

Un capitaine d’industrie

L’artisan qu’il était à ses débuts devient un industriel, constructeur de machines marines. En 1846, il s’associe au fondeur Jean-Simon Voruz pour construire quatre machines à vapeur de 200 chevaux destinées à la Marine royale. En 1849, 61 personnes sont employées sur les deux sites. L’effectif atteint près de 500 ouvriers au début des années 1860. Mais, fortement endetté, ce capitaine d’industrie chute lourdement en 1863. Il est contraint de céder son usine et ses machines à Voruz, son partenaire mais aussi son bailleur de fonds. La maison Gâche est liquidée en 1865. Intégrée dans le patrimoine de Voruz, l’usine est reconvertie en raffinerie de sucre en 1874 par Simon Lasnier.

Pont de bateaux de Pirmil

Pont de bateaux de Pirmil

Date du document : 1924

Lorsque ce « vaste bâtiment industriel, vétuste mais étanche » est acquis dans les années 1960 par la SELA pour les besoins de la ZUP Beaulieu, les locaux sont utilisés par une entreprise de « ferrailles, chiffons, peaux et plumes ». Le site est rasé, effaçant toutes traces de cette aventure industrielle. Seul l’odonyme Vincent-Gâche en rappelle la mémoire.

Nathalie Barré
Archives de Nantes
2020

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En savoir plus

Bibliographie

Archives de Nantes, Le quartier des Ponts, coll. Quartiers, à vos mémoires, Nantes, 2021

Rochcongar, Yves, Steamers de Loire, chantiers et constructeurs, éd. MeMo, coll. Carnets d’usines, Nantes, 2007

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Métallurgie

Fonderie Voruz

Quartier industriel de la prairie de Biesse

Tags

Ile de Nantes Industriel Métallurgie

Contributeurs

Rédaction d'article :

Nathalie Barré

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