Rigolettes
Sous une coque acidulée se cache une pulpe de pomme ou d’abricot aromatisée au cassis, au citron, à la mandarine, à la framboise ou à l’ananas. C’est la rigolette nantaise.
Petit bonbon tout aussi coloré mais plus onctueux que son concurrent le berlingot, la rigolette témoigne de la longue histoire du sucre à Nantes et de ses diverses transformations ainsi que du développement de grandes enseignes alimentaires dans la cité. Car si Nantes fut la capitale du sucre « au temps des Isles », elle va devenir celle de la gourmandise, les confiseurs nantais succédant aux épiciers droguistes alors dépositaires du monopole de cette denrée.
Ce bonbon est créé en 1902 par le confiseur Charles Bohu, digne héritier d’une profession dont de nombreux membres sont au cours du 19e siècle à l’origine de la création d’importantes conserveries, en raison de leur savoir-faire en matière de conservation des aliments. Le bonbon doit son succès à sa recette, mais aussi à son joli nom, celui donné par Bohu, amateur de Verdi, à son chat perdu le jour de l’invention de la recette. Et puis, il fallait un magasin à la hauteur du succès. En 1930, celui-ci, situé au 26 rue de la Marne, est transformé en une luxueuse confiserie, à l’image des boutiques LU ou BN. Demeure aujourd’hui la superbe façade de mosaïque bleu et or à l’enseigne du confiseur et de son bonbon.
Bertrand Guillet
Extrait du Dictionnaire de Nantes
2018
(droits d'auteurs réservés)
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Bibliographie
Olart Catherine, « Quand la Rigolette fait recette », dans Nantes secret et insolite : les trésors cachés de la cité des ducs, Les Beaux jours, 2009, p. 13
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Bertrand Guillet
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