
Paroisse Sainte-Jeanne d'Arc
La paroisse Sainte-Jeanne d’Arc, qui a fêté en 2009 ses soixante-dix ans, est l’œuvre du père Ollivaud, son premier curé.
Dans le sillage de la loi Loucheur, l’urbanisation des quartiers de la Durantière et de la Contrie s’intensifie pendant l’entre-deux-guerres avec la création de nombreux lotissements. Afin d’accueillir les nouveaux paroissiens, le clergé de la paroisse Saint-Martin édifie, en 1932, une première chapelle en bois, impasse de Lausanne. Les jeunes filles du quartier peuvent alors s’y rendre pour le catéchisme et le patronage.
Une nouvelle paroisse et une nouvelle église
En 1937, l’abbé Ollivaud, alors vicaire de Saint-Clair, est désigné par l’autorité diocésaine pour prendre en charge les besoins religieux du quartier et créer une nouvelle paroisse. En 1938, un terrain appartenant au maraîcher Henri Turpin est acquis chemin du Bouillon afin d’édifier une nouvelle église. Le père Ollivaud s’attache à faire travailler les entrepreneurs du quartier et la première messe est célébrée le 8 mai 1938. Monseigneur de Villepelet, nommé évêque du diocèse de Nantes en 1936, bénit ce nouvel édifice religieux le 18 décembre 1938.
Sainte Jeanne d'Arc, patronne de la nouvelle paroisse
La paroisse placée sous le patronage de sainte Jeanne d’Arc, est érigée canoniquement le 5 avril 1939. Le choix de sainte Jeanne d’Arc comme patronne de la nouvelle paroisse est à resituer dans le contexte de l’entre-deux-guerres, période au cours de laquelle son culte se développe, Jeanne d’Arc devenant alors la sainte de la patrie.
Le périmètre de la nouvelle paroisse s’étend sur les communes de Nantes et de Saint-Herblain. Pour la partie nantaise, son périmètre part du pont Jules-César et rejoint la route de Saint-Herblain en passant par les avenues Marzelle de Grillaud, Jean Danais, Paul Bert et la rue de la Convention.

Cure de la paroisse Sainte-Jeanne-d'Arc, avenue Marcel-Planiol
Date du document : 25-11-2010
Un lieu de vie et de sociabilité
A partir de 1945, l’histoire de la paroisse est rythmée par la consolidation ou la création de nombreuses activités. Le catéchisme, le patronage, les écoles de filles et de garçons, le cinéma « Le Pax », les kermesses, les Fêtes-Dieu et la Caisse rurale sont pendant les « Trente Glorieuses » des piliers importants de la sociabilité du quartier.
Construite de façon rudimentaire et devenue vétuste, l'église est démolie à partir de l'été 2010. Sur le terrain libéré, un ensemble immobilier composé d'immeubles et de maisons individuelles est construit à partir de 2012 par Atlantique Habitations.
Nathalie Barré
Archives de Nantes
2011
En savoir plus
Bibliographie
Archives de Nantes, De la Contrie à la Durantière, Ville de Nantes, Nantes, 2011 (coll. Quartiers à vos mémoires)
Guehenneuc Jean, Cinquantenaire de la paroisse Sainte-Jeanne-d'Arc (1939-1989), Nantes, 1989
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Contributeurs
Rédaction d'article :
Nathalie Barré
Témoignage :
Gérard Epiard, Andrée Souzeau ,
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