
Outillage Armor
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Propositions d'enrichissement
Nichée entre les rues Ledru-Rollin, Louis-Braille et Frère Alexandre Lemesle, l’entreprise L’Outillage Armor déploie son activité industrielle au cœur du quartier depuis un peu plus d’un siècle.
Abel Rineau, fondateur de l’entreprise L’Outillage Armor
C’est en septembre 1917 que la société de couverture, plomberie, sanitaire et chauffage Firmin Rineau et Fils, établie au 78, boulevard de la Prairie-au-Duc, sollicite « l’autorisation d’exploiter, à dater du 1er novembre prochain, une usine de petite mécanique, rue Ledru-Rollin ». L’activité démarre sous la houlette des fils Rineau, Abel et Marcel, à l’origine de cette nouvelle branche de l’entreprise familiale qu’ils dénomment : L’Outillage Armor.

Façade sur rue de l’entreprise Outillage Armor de la rue Ledru-Rollin
Date du document : 1934
Façade sur rue de l’entreprise Outillage Armor de la rue Ledru-Rollin
Date du document : 1934
L’usine de la rue Ledru-Rollin, située dans le quartier Nantes Sud, ouvre en 1917 comme extension à la société Firmin Rineau et Fils implantée boulevard de la Prairie-au-Duc.
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 246Z8
© Fonds privés des quartiers, Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Façade sur rue de l’entreprise Outillage Armor de la rue Ledru-Rollin
Date du document : 1934
L’usine de la rue Ledru-Rollin, située dans le quartier Nantes Sud, ouvre en 1917 comme extension à la société Firmin Rineau et Fils implantée boulevard de la Prairie-au-Duc.
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 246Z8
© Fonds privés des quartiers, Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Né en 1883, Abel Rineau, ainsi que son frère Marcel (1892-1980), est formé aux Arts et Métiers d’Angers entre 1900 et 1903. Dès sa sortie, il se consacre au développement de l’affaire familiale créée par son père en 1870. Ayant compris tout l’intérêt qu’il pouvait y avoir à créer dans la région nantaise, alors en plein développement industriel, une fabrique d’outillage de précision, il fonde en 1917 L’Outillage Armor avec le concours de son frère. Cette entreprise spécialisée dans la production d’outils coupants standards, spéciaux et sur mesure, et de forets, tarauds, alésoirs et fraises en acier rapide, devient rapidement un modèle du genre, tant par la qualité de ses fabrications que par les moyens techniques très modernes mis en œuvre pour les réaliser.
Ingénieur et patron, il est appelé de nombreuses fois à présider des organisations professionnelles. À partir des années 1920, il joue un rôle important dans les organisations patronales : président de l’Union des syndicats en métaux de Loire-Atlantique en 1921, président du Syndicat patronal des constructions mécaniques et navales de Nantes en 1926.
Missions à la Chambre de commerce
Ses importantes fonctions et sa connaissance approfondie de tous les problèmes ressortissant de l’Office départemental des Groupements patronaux de Nantes et de Loire-Atlantique, et plus spécialement de la construction mécanique et navales, l’ont amené à accepter en janvier 1944 le poste de premier vice-président de la Chambre de commerce, où il fut l’un des collaborateurs les plus précieux du président Bertin. Il eut la lourde charge de la reconstitution et de la modernisation de l’outillage portuaire et s’attacha aux délicats problèmes posés par la reconstruction de l’immeuble de la Chambre de commerce.
En 1945, il est élu président de l’Office départemental des Groupements patronaux de Nantes et de Loire-Atlantique et président de la Chambre de commerce en 1952, poste qu’il occupe jusqu’en décembre 1954. C’est sous sa présidence que furent entrepris les grands travaux qui ont permis la montée et le déchargement de pétroliers de 24 000 tonnes à Donges. Enfin, il est le fondateur de la société scientifique et technique de Loire-Inférieure : la SITEC.

Abel Rineau dans la cour de l’entreprise Outillage Armor de la rue Ledru-Rollin
Date du document : 1956
Abel Rineau dans la cour de l’entreprise Outillage Armor de la rue Ledru-Rollin
Date du document : 1956
Avec son frère Marcel, Abel Rineau est à l’origine de l’entreprise Outillage Armor, continuant ainsi la saga familiale débutée en 1870. Chef d’entreprise, il se démarquera également pour son investissement au sein des organisations patronales et de la Chambre de Commerce.
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 246Z7
© Fonds privés des quartiers, Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Abel Rineau dans la cour de l’entreprise Outillage Armor de la rue Ledru-Rollin
Date du document : 1956
Avec son frère Marcel, Abel Rineau est à l’origine de l’entreprise Outillage Armor, continuant ainsi la saga familiale débutée en 1870. Chef d’entreprise, il se démarquera également pour son investissement au sein des organisations patronales et de la Chambre de Commerce.
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 246Z7
© Fonds privés des quartiers, Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
À son décès, le 14 novembre 1957, son gendre Pierre Jullien lui succède. L’entreprise reste dans le giron familial jusqu’en 1996, date à laquelle la famille vend son usine à un actionnaire qui intègre Outillage Armor dans une entité européenne. La société fait aujourd’hui partie de PFI Group. Il rassemble sept marques spécialisées dans la conception, la fabrication d’outils coupants industriels en acier rapide et carbure sur mesure et de matériels de métrologie de précision.
Groupe Mémoire Nantes Sud
2022
Témoignage (1/13) : « Ça fait plus de 100 ans que nous sommes...
Outillage Armor a été créé en 1917 pour répondre à la demande des chantiers navals et de la plateforme aéroportuaire. Ces deux secteurs ont facilité l’essor de l’entreprise. Ça fait donc plus de 100 ans que nous sommes sur le même site. L’entreprise du...
Jacky Texier, comptable depuis 1988
Témoignage (2/13) : L’activité
Nous, on est vraiment fabricants. Moi, je travaille chez Armor depuis 1988. Je suis comptable - acheteur. Je suis polyvalent dans les fonctions administratives. Quand je suis arrivé, j’ai remplacé un ancien légionnaire. Lui, quand il distribuait les payes...
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Témoignage (3/13) : Le personnel
En 1917, on était 200 à peu près. Actuellement nous sommes une vingtaine. Le niveau de production a baissé et j’ai vécu l’essor de l’informatique qui a eu des effets importants sur les effectifs. Par exemple, en 1988, dans un bureau comme le mien, chaque...
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Historiquement, on est le fournisseur des moteurs diesel de PSA. Nous, il ne faut pas nous parler d’écologie ! Ça nous mange notre gagne-pain ! Dans les moteurs diesel, vous avez énormément de taraudage. Il y en a un peu dans les moteurs à essence mais...
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Témoignage (5/13) : « Je faisais les fours quand il y avait besoin...
Je travaillais dans le bâtiment et en 1969, je suis entré chez Armor Outillage par l’intermédiaire d’un voisin. Et j’ai pris ma retraite en 1996. On fabriquait des forets pour percer, des alésoirs, des tarauds. On taraudait beaucoup pour l’armée, l’automobile ...
Joël Mitaux, ouvrier entre 1969 et 1996
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Je montais des fours avec de la brique réfractaire en chamotte. Ça tient à des températures élevées. Il y avait cinq personnes à la trempe. Et quand ils trempaient les pièces, il y avait un gars avec un crochet, les paniers avec les outils dedans et ça...
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Tous les aciers qui arrivaient en caisse, je les mettais en rayon. Je ne peux pas vous citer tous les aciers qu’il y avait. C’était trop important ! Quand on me donnait les fiches, je les prenais et je coupais les barres aux bonnes dimensions, au bon...
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Témoignage (8/13) : Les machines
On n’était pas modernes, parce qu’on avait des stagiaires qui venaient de la Joliverie, ils disaient : « C’est vieux comme machines ! On vient faire des stages ici et on en connaît bien plus ! » On a travaillé longtemps avec des machines allemandes, robustes...
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Témoignage (9/13) : L’entreprise à partir de 1996
Un beau jour, on a vu sur notre bulletin de salaire que ce n’était plus écrit Rineau Frères mais juste Armor. Le patron a voulu vendre la boîte à des Belges. Les Belges étaient intéressés par Rineau, Prairie-au-Duc mais pas par Armor. Les patrons ont...
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Témoignage (10/13) : « J’avais passé un CAP de sténodactylo à...
J’ai travaillé chez Armor du 15 décembre 1951 au 31 janvier 1953. J’ai commencé à 18 ans. J’ai eu le poste par une relation de maman à l’église. Elle allait à des réunions et elle a parlé de moi à une dame dont le mari était chef comptable chez Armor....
Béatrice Trégret, employée de 1951 à 1953
Témoignage (11/13) : Le personnel
On était assez nombreux. À l’usine et dans les bureaux. À l’usine, je ne sais pas combien ils étaient parce que je n’y allais pas vraiment, mais au bureau, on était pas mal. À l’administration on était six. Et à côté de nous, il y avait les ingénieurs...
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Témoignage (12/13) : Venir au travail
À l’époque, j’habitais à Sainte-Thérèse. Pour venir, je prenais le tram route de Rennes. Ce n’était pas loin parce que j’habitais entre les routes de Rennes et Vannes. Je descendais à Saint-Jacques devant la boulangerie où je prenais mon petit pain. Et...
Béatrice Trégret, employée de 1951 à 1953
Témoignage (13/13) : Outillage Armor, lieu de tournage de La...
Des scènes ont été été tournées ici en 2012. Ce film retrace l’époque des otages fusillés par les Allemands. Il a été réalisé par Volker Schlöndorff, auteur du film « Le Tambour ». J’ai eu la chance de l’accompagner pendant les deux ou trois scènes chez...
Jacky Texier, comptable depuis 1988
Témoignage (1/13) : « Ça fait plus de 100 ans que nous sommes sur le même site »
Outillage Armor a été créé en 1917 pour répondre à la demande des chantiers navals et de la plateforme aéroportuaire. Ces deux secteurs ont facilité l’essor de l’entreprise. Ça fait donc plus de 100 ans que nous sommes sur le même site. L’entreprise du boulevard de la Prairie-au-Duc existe toujours aussi mais ils se sont reconvertis dans les toitures et la climatisation et c’est devenu Axima. Outillage Armor fabrique des outils coupants : tarauds, forets, alésoirs. En 1917, Outillage Armor a été chargée de faire le filetage sur les obus et elle a donc fabriqué les outils pour le faire. À la création, la plupart du personnel était féminin car les hommes étaient au front. C’est pourquoi il y a beaucoup de femmes sur une photo de l’époque.Propos recueillis par les Archives de Nantes et le groupe mémoire Nantes Sud
Témoignage (2/13) : L’activité
Nous, on est vraiment fabricants. Moi, je travaille chez Armor depuis 1988. Je suis comptable - acheteur. Je suis polyvalent dans les fonctions administratives. Quand je suis arrivé, j’ai remplacé un ancien légionnaire. Lui, quand il distribuait les payes en liquide, il avait un revolver au cas où ! J’achète des barres d’acier, ce sont des aciers rapides. Dedans il y a des aciers qui sont plus ou moins durs avec tungstène, aluminium, etc., qui vont renforcer l’outil. Et ces outils, on va encore les envoyer pour un autre traitement et encore plus les durcir. À une époque, c’était un peu dangereux parce que nous avions des bains de sels chimiques qui étaient en fusion et il ne fallait pas que de l’eau tombe dessus. Là, le four explosait ! On a donc carrément tout stoppé dans les années 90 pour sous-traiter à une société spécialisée. Mais par contre, on a un peu perdu de savoir-faire, parce qu’on maîtrisait la chaîne de A à Z. Et lorsqu’il y avait un client qui demandait une dureté bien particulière, ça permettait de correspondre à 100 % à sa demande. Le fait de sous-traiter n’a pas que du bon, mais on s’en sort quand même. Donc j’achète l’acier en usine, de manière à faire un produit fini. Pour faire un taraud il y a différents corps de métiers, différentes étapes de fabrication qui amènent à un produit fini : le tournage, fraisage, etc. Le trempage est sous-traité. Ceux qui travaillent ici sont des tourneurs-aléseurs, rectificateurs. Au niveau de la production, on a gardé beaucoup de vieilles machines qui datent des années 70 car on fait beaucoup de petites séries avec du travail manuel qu’on ne peut pas forcément faire avec des machines à commande numérique. On a donc entretenu nos machines excellemment ! Et elles fonctionnent comme au départ ! Il y a eu du roulement de personnel pour leur entretien. Mais il est vrai, ce que vous entendez partout c’est une pénurie d’ouvriers. On ne trouve plus de tourneurs-fraiseurs. Le si peu qu’il y a est absorbé soit par Airbus, soit par les grosses structures de Saint-Nazaire. Il est arrivé une fois qu’une personne, qui était coiffeur, soit intéressée par la mécanique et nous l’avons formée. Si une personne est motivée, nous on peut la former dans la mesure où on a un domaine de technicité qui n’est pas forcément enseigné dans les écoles. Donc, si on a affaire à une personne motivée, passionnée et qui n’a pas peur de mettre les mains dans l’huile, elle peut réussir sans souci !Propos recueillis par les Archives de Nantes et le groupe mémoire Nantes Sud
Témoignage (3/13) : Le personnel
En 1917, on était 200 à peu près. Actuellement nous sommes une vingtaine. Le niveau de production a baissé et j’ai vécu l’essor de l’informatique qui a eu des effets importants sur les effectifs. Par exemple, en 1988, dans un bureau comme le mien, chaque fonction était tenue à temps plein par une personne. Moi, j’ai commencé sur les bulletins de paie qui étaient manuels. J’ai connu ça pendant deux, trois mois. Et quand on a commencé à informatiser, j’ai pu assurer seul toutes les fonctions. Avec l’informatique, on a vécu une révolution ! Tout ça a amené à une compression du personnel. Au niveau des syndicats, nous avons eu la CGT. En 1968, il y a eu des gros mouvements. Il y a d’ailleurs quelques traces sur un mur. C’était de la bonne peinture ! Actuellement plus personne n’est syndiqué. C’est un choix du personnel et l’arrivée des 35 heures n’a pas été comprise. Ça a détruit l’organisation et les salaires. Ils étaient très en colère.Propos recueillis par les Archives de Nantes et le groupe mémoire Nantes Sud
Témoignage (4/13) : La clientèle
Historiquement, on est le fournisseur des moteurs diesel de PSA. Nous, il ne faut pas nous parler d’écologie ! Ça nous mange notre gagne-pain ! Dans les moteurs diesel, vous avez énormément de taraudage. Il y en a un peu dans les moteurs à essence mais nous nous sommes positionnés sur les moteurs diesel. Et c’est nous qui fournissions pour le nucléaire au gouvernement. C’étaient des gros tarauds qui ne servaient qu’une fois à Mururoa ou peut-être en Algérie, je ne sais pas. Ils servaient une fois et ils faisaient exploser la bombe. C’était pour creuser la terre. À l’époque, on était en capacité de les produire, ce qui n’est plus le cas maintenant. Notre marché est essentiellement français. Mais il est vrai qu’actuellement on exporte beaucoup pour le marché automobile. On est bien implanté en aéronautique aussi car il y avait un choix stratégique à faire : ou bien on restait sur l’automobile, ou bien il fallait se diversifier. Ça permet de s’équilibrer. On travaille beaucoup avec le groupe Safran qui est en train de construire des centrales en Chine. On exporte donc en Chine. L’outillage Dassault est aussi un client. Donc quand Dassault vend des Rafales, ça nous donne du travail. On travaille beaucoup avec Airbus. On était sur l’A380. Quand l’entreprise a été vendu en 1996 à un actionnaire, ça a changé d’optique. 1996 a été une année charnière pour Outillage Armor car le PDG avait un groupe européen qui va de la Hongrie jusqu’à Paris. Il y a donc eu des synergies au niveau production entre les différents sites. À Nantes, l’activité a commencé à baisser et on s’est recentré sur les produits où il y a le plus de valeur ajoutée.Propos recueillis par les Archives de Nantes et le groupe mémoire Nantes Sud
Témoignage (5/13) : « Je faisais les fours quand il y avait besoin de les faire »
Je travaillais dans le bâtiment et en 1969, je suis entré chez Armor Outillage par l’intermédiaire d’un voisin. Et j’ai pris ma retraite en 1996. On fabriquait des forets pour percer, des alésoirs, des tarauds. On taraudait beaucoup pour l’armée, l’automobile : Citroën, Peugeot, Renault. Ils avaient besoin de petites pièces pour les carburateurs. Et avec l’armée, c’était pour les tanks. On faisait tout ce qui était pour tarauder, le filetage des pièces. Quand je suis arrivé en 1969, on était pas loin de 200. Quand j’ai quitté en 96, on n’était plus que 35. La baisse des effectifs, ça s’est fait progressivement. Quand ils ont commencé à diminuer le personnel, ils n’ont plus augmenté les salaires. Alors beaucoup de gars sont partis travailler chez Renault, route de Clisson, parce que ça payait beaucoup plus. Au début, moi qui étais habitué à travailler en plein air, assez rapidement j’en ai eu marre de faire toujours les mêmes gestes. Je voulais partir et à la direction quand ils l’ont su, ils m’ont dit que comme j’étais maçon, ça les intéressait. Dans l’usine, il y avait une station thermique pour tremper les pièces et ils étaient obligés de faire appel à une entreprise pour les fabriquer. Alors comme j’étais maçon de métier, ils m’ont demandé de faire les fours de la station. Si bien qu’après j’avais deux fonctions : balayeur et je faisais les fours quand il y avait besoin de les faire. Après j’ai arrêté balayeur et j’ai changé d’horaires. Il y avait une équipe du matin et une équipe du soir. Et autrement, la régulière. Le midi, on mangeait à la cantine qui fait l’angle de la rue. Moi, j’arrivais très tôt le matin, j’étais debout à trois heures et demi, et à midi j’avais fini ma journée. Comme je connaissais tout le monde, les gars me demandaient : « Joël, tu ne veux pas me monter une murette ou monter un garage, etc. » Donc je faisais mes huit heures chez Armor le matin et quatre heures de bricole l’après-midi. Ça complétait les fins de mois. J’avais trois gars qui étaient assez grands à l’époque et quand ils n’avaient pas école le jeudi, ils venaient me rejoindre sur les chantiers et je les payais. Ça leur faisait de l’argent de poche. Après, ils se sont lancés dans les Compagnons du tour de France et ils se sont mis à leur compte comme plombier, maçon…Propos recueillis par les Archives de Nantes et le groupe mémoire Nantes Sud
Témoignage (6/13) : La trempe
Je montais des fours avec de la brique réfractaire en chamotte. Ça tient à des températures élevées. Il y avait cinq personnes à la trempe. Et quand ils trempaient les pièces, il y avait un gars avec un crochet, les paniers avec les outils dedans et ça pouvait être trempé par exemple à 850°C. Et trois minutes après, ça sonnait et il remettait un autre panier à 1200°C. Après, c’était à refroidir. Il y en avait une quantité industrielle ! Tous les outils n’étaient pas au même prix. Ce qui veut dire qu’ils n’étaient pas trempés à la même température dans les fours. Quand les fours étaient morts, il fallait les refaire. Il fallait intervenir au marteau-piqueur, parce que le sel de trempe quand il est froid il est dur comme du béton. Quand il est chaud, vous pouvez voir à travers, il est rouge. Pour moi, c’était intéressant parce que c’était mon métier. Au niveau respiration, on n’a pas eu de problème. Mais celui qui y travaillait tout le temps, je ne sais pas ? Moi, j’allais par à-coups refaire les fours, je n’y étais pas toujours. Quand j’avais mis le four en route le matin avant que les gars arrivent, j’allais à la réception des aciers.Propos recueillis par les Archives de Nantes et le groupe mémoire Nantes Sud
Témoignage (7/13) : La fabrication
Tous les aciers qui arrivaient en caisse, je les mettais en rayon. Je ne peux pas vous citer tous les aciers qu’il y avait. C’était trop important ! Quand on me donnait les fiches, je les prenais et je coupais les barres aux bonnes dimensions, au bon diamètre. Après ça s’en allait sur les machines avant d’être à la trempe, parce que une fois que c’était trempé, on ne pouvait pas les usiner, c’était trop dur. Moi, je coupais et ça partait sur les machines pour faire les pointeaux, les carrés, les filetages. Et quand toute la pièce est finie, ça va à la trempe, et après ça va au contrôle. Il y avait quinze équipes pour assurer toute la chaîne. Les commandes urgentes passaient en priorité dans des caisses rouges. Les spéciaux étaient dans des caisses jaunes et les caisses grises, c’était le normal. On a eu une époque où il y avait beaucoup de stock. Mais le stock, ça coûte cher. Après ils ont amélioré la qualité de l’acier. Forcément, ils demandaient plus cher, mais ils n’avaient pas de stock.Propos recueillis par les Archives de Nantes et le groupe mémoire Nantes Sud
Témoignage (8/13) : Les machines
On n’était pas modernes, parce qu’on avait des stagiaires qui venaient de la Joliverie, ils disaient : « C’est vieux comme machines ! On vient faire des stages ici et on en connaît bien plus ! » On a travaillé longtemps avec des machines allemandes, robustes et très précises. Il fallait quelquefois deux heures et demi pour les régler. Après ils ont pris des chinoises. Il fallait faire des séries de 10 000 pièces et plus, sinon ce n’était pas rentable. Les machines chinoises, c’est numérique : « Appuyez sur tel bouton, appuyez sur tel bouton » et la machine est réglée !Propos recueillis par les Archives de Nantes et le groupe mémoire Nantes Sud
Témoignage (9/13) : L’entreprise à partir de 1996
Un beau jour, on a vu sur notre bulletin de salaire que ce n’était plus écrit Rineau Frères mais juste Armor. Le patron a voulu vendre la boîte à des Belges. Les Belges étaient intéressés par Rineau, Prairie-au-Duc mais pas par Armor. Les patrons ont dit c’est tout ou rien du tout. Une fois que les Belges ont acheté, ils ont revendu Armor. Depuis mon départ en 1996, l’entreprise a été vendue plusieurs fois, mais ça porte toujours le nom d’Outillage Armor. Quand je suis parti en retraite, il a fallu qu’ils reprennent une entreprise pour faire les fours. Et ils ont demandé une subvention pour pouvoir le faire. Sauf que les lieux ont été inspectés, ils ont vu que le sol était pourri, qu’il y avait du fibro à certains endroits. Il fallait tout remettre en état. Ils se sont retrouvés très embêtés : plus de four, plus de trempe ! Ils ont donc fermé la trempe. Mais comme le propriétaire a une trempe dans une autre de ses entreprises, Armor continue à tourner quand même.Propos recueillis par les Archives de Nantes et le groupe mémoire Nantes Sud
Témoignage (10/13) : « J’avais passé un CAP de sténodactylo à l’école Fradet »
J’ai travaillé chez Armor du 15 décembre 1951 au 31 janvier 1953. J’ai commencé à 18 ans. J’ai eu le poste par une relation de maman à l’église. Elle allait à des réunions et elle a parlé de moi à une dame dont le mari était chef comptable chez Armor. Cette dame a donc parlé de moi à son mari et le mari m’a fait venir. Je me suis présentée avec ma maman et je vous dirai franchement que la conversation était plus avec maman qu’avec moi. C’était dans un grand bureau, tout le monde me regardait, c’était très intimidant ! Surtout quand vous n’avez jamais travaillé. Ils m’ont prise à l’essai pendant un mois, c’était pour remplacer une personne qui attendait un bébé. C’était ma première place. J’avais passé un CAP de sténodactylo à l’école Fradet. Alors quand j’ai été embauchée, on m’a mise à faire les factures et les traites à la fin du mois. Les factures, j’ai l’impression que je faisais ça de tête. Je ne vois pas de machine à côté de moi, je me vois écrire toujours mes chiffres avec une petite plume. Ensuite, le chef comptable, monsieur Morin vérifiait ça à la règle à calcul. Je n’ai jamais compris comment il faisait ça. J’ai été licenciée au bout de deux ans car il y a eu une compression de personnel. J’étais la deuxième à partir. J’étais au standard à ce moment-là. J’ai commencé comme dactylo-facturière, après ils m’ont mise au standard pour remplacer la standardiste qui venait d’être licenciée. C’est elle qui était arrivée la dernière, et c’est donc elle qui a été licenciée la première. Dans le temps, c’était comme ça, on licenciait le dernier arrivé. Et moi, comme j’étais arrivée avant elle, j’ai été la deuxième à partir.Propos recueillis par les Archives de Nantes et le groupe mémoire Nantes Sud
Témoignage (11/13) : Le personnel
On était assez nombreux. À l’usine et dans les bureaux. À l’usine, je ne sais pas combien ils étaient parce que je n’y allais pas vraiment, mais au bureau, on était pas mal. À l’administration on était six. Et à côté de nous, il y avait les ingénieurs et monsieur Morin, le chef-comptable qui m’avait employée. Et tout ça, c’étaient des gens beaucoup plus vieux que moi. Il devait y avoir pas mal de monde parce que je vais vous dire, ils ont fait une quête pour mon mariage et un vin d’honneur. J’ai eu pas mal de bouteilles et puis vraiment il y avait beaucoup de monde. J’avais été un peu étonnée. Ils ont fait la quête partout. J’ai eu un service de table en vaisselle. Ils m’ont dit : « Vous savez, c’est un service de table ordinaire, après vous en aurez un mieux ». Finalement je m’en sers encore, il est très bien ! C’est des détails, mais il y avait quand même du monde. Tout le monde coopérait. L’ambiance, c’était bien. Je travaillais avec une dame qui faisait de la comptabilité et qui m’a donné de bons principes. Elle avait dans les 40 ans. Quand on avait 18 ans, une femme de 40 ans était vieille ! Et à ce moment-là quand on était jeune, les personnes un peu âgées, on les écoutait. Elle me donnait de bons principes : « Vous savez Bernadette, il faut toujours être très consciencieuse ». Au bureau on ne parlait pas. Le midi un petit peu. Moi je me détendais un peu, parce qu’on avait le courrier à poster sur une machine et c’est moi qui allait souvent dans une petite pièce où il y avait un monsieur qui était en bleu, je ne sais pas ce qu’il faisait. C’était le magasinier avec sa femme. Et alors c’est là que j’entendais des petites choses, mais dans le bureau on ne parlait pas beaucoup. On avait une cantine aussi. On amenait son pain que moi, je prenais tous les matins dans une petite boulangerie en haut à l’angle de la rue Saint-Jacques et de la rue Ledru-Rollin. Je me rappelle aussi qu’il y avait une belle salle avec des glaces et des lavabos où on se lavait les mains. On faisait les 40 heures. On ne travaillait jamais le samedi, même pas le matin, où alors c’était pour récupérer. Et à ce moment-là, on avait notre jeudi après-midi de la mi-carême. À 11h30, on rangeait tout et on pouvait partir une demi-heure avant. Notre chef disait : « Qu’est-ce que vous faites une demi-heure avant ? ». On répondait : « Vous savez bien, c’est la mi-carême ! » Et il se mettait à rire !Propos recueillis par les Archives de Nantes et le groupe mémoire Nantes Sud
Témoignage (12/13) : Venir au travail
À l’époque, j’habitais à Sainte-Thérèse. Pour venir, je prenais le tram route de Rennes. Ce n’était pas loin parce que j’habitais entre les routes de Rennes et Vannes. Je descendais à Saint-Jacques devant la boulangerie où je prenais mon petit pain. Et après j’allais à pied ce n’était pas loin. On arrivait le matin, je prenais mon petit pain, j’allais travailler et le soir, je reprenais le tram. Quand il y avait des grèves, je venais à pied de chez moi. En 1952, il y a eu des grèves très importantes. Si bien que monsieur Rineau nous ramenait jusqu’à la place du Commerce dans un camion. Je ne sais pas s’il ramenait tout le monde, mais au moins tout le bureau.Propos recueillis par les Archives de Nantes et le groupe mémoire Nantes Sud
Témoignage (13/13) : Outillage Armor, lieu de tournage de La Mer et l’aube de Volker Schlöndorff
Des scènes ont été été tournées ici en 2012. Ce film retrace l’époque des otages fusillés par les Allemands. Il a été réalisé par Volker Schlöndorff, auteur du film « Le Tambour ». J’ai eu la chance de l’accompagner pendant les deux ou trois scènes chez nous. Il cherchait un endroit potentiel où tourner son film. Notre réfectoire était un ancien café qui a été racheté dans les années 30 pour faire la cantine du personnel. Donc, comme ils voulaient reconstituer un vieux café des années 30, chez nous, il n’y avait pas de déco à faire car tout est années 30 : carrelage, murs, les corniches, l’esprit. Des scènes ont donc été tournées ici, dans le réfectoire. Ils ont tourné pendant un ou deux soirs mais pour zéro seconde dans le film… Par contre, dans le grand hall, ils ont reconstitué un studio de cinéma. J’ai assisté à tout cela, c’était génial ! C’est un super souvenir. Il y avait une vieille traction et comme à l’époque où se déroulait le film, il devait pleuvoir, ils avaient mis des fils sur les essuie-glaces avec deux personnes de chaque côté qui tiraient pour faire croire qu’ils fonctionnaient. Une autre anecdote : il y avait des jeunes figurants. Ils arrivaient avec les cheveux longs, la barbe et quand ils ressortaient de la salle de réunion, ils étaient rasés et en tenue de SS ! Je ne vous explique pas la surprise des voisins, surtout des anciens ! Pour le réfectoire, ils l’avaient appelé « La boite à sardines ». J’ai une dédicace de Volker Schlöndorff sur une photo. Ils devaient aussi tourner une scène dehors devant et comme il devait pleuvoir ils ont pris les gros arrosoirs et la lance à incendie qu’on a dans l’atelier pour arroser la route. Ils ont bloqué la route pendant deux soirs. Les personnes du film étaient très contentes parce qu’il y avait un réel atelier de maintenance pour faire un lance-flamme qui a ensuite servi pour le tournage à la Pointe Saint-Gildas. Il y avait tout le matériel, ils étaient aux anges ! On avait aussi une vieille camionnette, de type Safari, qui était bâchée. Ils étaient partis et ils ont eu besoin de refaire une scène du film. Ils ont demandé s’ils pouvaient l’utiliser. C’était un dimanche. Elle fonctionnait très bien. Je crois qu’elle a servi pour la scène où les otages qui devaient être fusillés étaient emmenés. Maintenant, c’est le garage d’à côté qu’il l’a rachetée.Propos recueillis par les Archives de Nantes et le groupe mémoire Nantes Sud
Album « Outillage Armor »

Plan de situation des futurs ateliers de l’entreprise Outillage Armor rue Ledru-Rollin
1917
Pour la société Firmin Rineau et Fils, créée en 1870 et implantée boulevard de la Prairie-au-Duc, l’ouverture...

Ateliers de l’entreprise Outillage Armor
1934
Les ateliers de l’entreprise de Nantes Sud, acquis en 1917, sont situés entre la rue Ledru-Rollin et...

Extrait du catalogue de l’entreprise Outillage Armor
L’entreprise est spécialisée dans la production d’outils coupants standards, spéciaux et sur-mesure,...

Carte de visite de l’entreprise Outillage Armor
sans date
L’entreprise Outillage Armor s’impose rapidement comme une référence régionale pour la qualité de sa...

Courrier à en tête de l’entreprise Outillage Armor
04-08-1955
La présente lettre, écrite le 4 août 1955, est ici adressée au maire de Nantes.

Façade sur rue de l’entreprise Outillage Armor de la rue Ledru-Rollin
16-10-2019
Créée en 1917 par les frères Pineau et intégrée à une entité européenne en 1996, l’entreprise Outillage...

Aperçu des ateliers de l’entreprise Outillage Armor
16-10-2019
L’entreprise, encore en activité, fait toujours partie du paysage du quartier. Ici, le toit des ateliers...

Réfectoire de l’entreprise Outillage Armor
2012
En dehors de sa fonction première, l’entreprise de la rue Ledru-Rollin, en particulier son réfectoire,...
Plan de situation des futurs ateliers de l’entreprise Outillage Armor rue Ledru-Rollin
Date du document : 1917
Pour la société Firmin Rineau et Fils, créée en 1870 et implantée boulevard de la Prairie-au-Duc, l’ouverture de nouveaux ateliers est une extension nécessaire de l’activité familiale dans un contexte industriel local alors en plein développement.
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 1Fi5I763
© Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Plan de situation des futurs ateliers de l’entreprise Outillage Armor rue Ledru-Rollin
Date du document : 1917
Pour la société Firmin Rineau et Fils, créée en 1870 et implantée boulevard de la Prairie-au-Duc, l’ouverture de nouveaux ateliers est une extension nécessaire de l’activité familiale dans un contexte industriel local alors en plein développement.
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 1Fi5I763
© Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Ateliers de l’entreprise Outillage Armor
Date du document : 1934
Les ateliers de l’entreprise de Nantes Sud, acquis en 1917, sont situés entre la rue Ledru-Rollin et l’actuelle rue Frère- Alexandre-Lemesle, marquant visuellement le quartier.
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 246Z9
© Fonds privés des quartiers, Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Ateliers de l’entreprise Outillage Armor
Date du document : 1934
Les ateliers de l’entreprise de Nantes Sud, acquis en 1917, sont situés entre la rue Ledru-Rollin et l’actuelle rue Frère- Alexandre-Lemesle, marquant visuellement le quartier.
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 246Z9
© Fonds privés des quartiers, Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Extrait du catalogue de l’entreprise Outillage Armor
L’entreprise est spécialisée dans la production d’outils coupants standards, spéciaux et sur-mesure, de forets, alésoirs et fraises en acier rapide.
Auteur(s) : Société Outillage Armor, Rineau Frères (édition)
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 246Z13
© Fonds privés des quartiers, Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Extrait du catalogue de l’entreprise Outillage Armor
L’entreprise est spécialisée dans la production d’outils coupants standards, spéciaux et sur-mesure, de forets, alésoirs et fraises en acier rapide.
Auteur(s) : Société Outillage Armor, Rineau Frères (édition)
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 246Z13
© Fonds privés des quartiers, Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Carte de visite de l’entreprise Outillage Armor
Date du document : sans date
L’entreprise Outillage Armor s’impose rapidement comme une référence régionale pour la qualité de sa production comme pour les moyens techniques modernes mobilisés.
Auteur(s) : Société Outillage Armor, Rineau Frères (édition)
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 246Z11
© Fonds privés des quartiers, Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Carte de visite de l’entreprise Outillage Armor
Date du document : sans date
L’entreprise Outillage Armor s’impose rapidement comme une référence régionale pour la qualité de sa production comme pour les moyens techniques modernes mobilisés.
Auteur(s) : Société Outillage Armor, Rineau Frères (édition)
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 246Z11
© Fonds privés des quartiers, Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Courrier à en tête de l’entreprise Outillage Armor
Date du document : 04-08-1955
La présente lettre, écrite le 4 août 1955, est ici adressée au maire de Nantes.
Auteur(s) : Société Outillage Armor, Rineau Frères (auteur)
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 37Fi0946
© Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Courrier à en tête de l’entreprise Outillage Armor
Date du document : 04-08-1955
La présente lettre, écrite le 4 août 1955, est ici adressée au maire de Nantes.
Auteur(s) : Société Outillage Armor, Rineau Frères (auteur)
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 37Fi0946
© Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Façade sur rue de l’entreprise Outillage Armor de la rue Ledru-Rollin
Date du document : 16-10-2019
Créée en 1917 par les frères Pineau et intégrée à une entité européenne en 1996, l’entreprise Outillage Armor est toujours en activité au coeur du quartier Nantes Sud.
Auteur(s) : Groupe Mémoire Nantes Sud (cliché)
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 246Z12
© Fonds privés des quartiers, Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Façade sur rue de l’entreprise Outillage Armor de la rue Ledru-Rollin
Date du document : 16-10-2019
Créée en 1917 par les frères Pineau et intégrée à une entité européenne en 1996, l’entreprise Outillage Armor est toujours en activité au coeur du quartier Nantes Sud.
Auteur(s) : Groupe Mémoire Nantes Sud (cliché)
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 246Z12
© Fonds privés des quartiers, Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Aperçu des ateliers de l’entreprise Outillage Armor
Date du document : 16-10-2019
L’entreprise, encore en activité, fait toujours partie du paysage du quartier. Ici, le toit des ateliers visibles depuis la rue Ledru-Rollin.
Auteur(s) : Groupe Mémoire Nantes Sud (cliché)
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 246Z10
© Fonds privés des quartiers, Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Aperçu des ateliers de l’entreprise Outillage Armor
Date du document : 16-10-2019
L’entreprise, encore en activité, fait toujours partie du paysage du quartier. Ici, le toit des ateliers visibles depuis la rue Ledru-Rollin.
Auteur(s) : Groupe Mémoire Nantes Sud (cliché)
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 246Z10
© Fonds privés des quartiers, Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Réfectoire de l’entreprise Outillage Armor
Date du document : 2012
En dehors de sa fonction première, l’entreprise de la rue Ledru-Rollin, en particulier son réfectoire, devient le temps d’un tournage en 2012 le décor du film La Mer à l’aube de Volker Schlöndorff.
Auteur(s) : Groupe Mémoire Nantes Sud (cliché)
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 246Z14
© Fonds privés des quartiers, Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
Réfectoire de l’entreprise Outillage Armor
Date du document : 2012
En dehors de sa fonction première, l’entreprise de la rue Ledru-Rollin, en particulier son réfectoire, devient le temps d’un tournage en 2012 le décor du film La Mer à l’aube de Volker Schlöndorff.
Auteur(s) : Groupe Mémoire Nantes Sud (cliché)
Droit de diffusion : Communication libre, reproduction libre
Cote de conservation : 246Z14
© Fonds privés des quartiers, Archives de Nantes
Lieu de conservation : Archives de Nantes
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Rédaction d'article :
Groupe Mémoire Nantes Sud
Témoignage :
Joël Mitaux, Jacky Texier, Béatrice Trégret
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