Hôtel de Région
Jean Chabot (Cerizay, 1914 – Nantes, 2015)

Le manoir de la Noë, aujourd’hui situé entre le stade de l’Eraudière et la route de Saint-Joseph, a été une grande propriété de l’époque médiévale au 19e siècle.

Le manoir de la Noë est probablement dénommé comme tel d'après le ruisseau de la Noë, ou Noue selon les époques, qui coule à 250 mètres au nord et se jette dans l'Erdre.

Un manoir à l’architecture néoclassique

Il ne reste plus rien du manoir d'origine, qui fut probablement édifié à la fin de l'époque médiévale. Il a été entièrement remanié à la fin du 19e siècle dans un style architectural néoclassique et conserve encore aujourd'hui cet aspect.

Photographie aérienne du manoir de la Noë

Photographie aérienne du manoir de la Noë

Date du document : 1956

Le bâtiment d'habitation occupe la partie haute du terrain. Les façades sont constituées d'un parement de brique sur un soubassement haut de moellons de schiste. Les chaînages d'angle et les harpages des baies ressortent de ce parement de brique car elles sont en pierres blanches de tuffeau.

Le plan général du bâtiment est en forme de U. Le pavillon central comporte trois niveaux : un niveau sur un étage de soubassement et un étage sous comble. La toiture est percée de trois lucarnes. Il est coiffé d'un toit en ardoise à la Mansart, c’est-à-dire qu’il est formé de quatre versants dont les pentes différentes créent huit pans. La façade du pavillon est ouverte au sud par trois grandes baies en plein cintre auxquelles on accède par un escalier à double entrée.

Ce pavillon central est accolé par deux grandes ailes symétriques à quatre niveaux : deux niveaux sur un étage de soubassement et un étage sous comble. Elles sont de plan rectangulaire et couvertes chacune par une toiture en ardoise à quatre pans ajourée par un œil-de-bœuf. Ces toitures sont surmontées, en leur centre, par une souche de cheminée en brique. Les façades sont percées par de grandes fenêtres rectangulaires à chaque étage.

Le manoir et la promotion immobilière

Au début du 20e siècle, le manoir de la Noë devient la propriété de la compagnie Batignolles-Châtillon, qui l'utilise comme logement de fonction pour ses cadres. Dans les années 1960, il est racheté par le centre de formation continue « Valeurs et Performance » ou A.F.P.S.M., qui entreprend des travaux d'aménagement intérieur en 1979.

C’est au début des années 1990 que le domaine est démantelé, notamment par la construction de la ZAC de la Noue en octobre 1992. D’une superficie de 3,62 hectares, elle est à vocation principalement résidentielle. L'aménagement est réalisé par Océanic autour du manoir et du parc de la Noë. Depuis 2005, un site d'activité tertiaire occupe un espace voisin à l'entrée, appelé « Les terrasses du Manoir ». 

Manoir de la Noë

Manoir de la Noë

Date du document : 10-08-2020

Aujourd'hui, le manoir de la Noë occupe un terrain en partie arboré de 5600 mètres carré comportant une ancienne mare.

Amélie Decaux, Chloé Rouillon
Direction du patrimoine et de l'archéologie, Ville de Nantes/Nantes Métropole
2021

En bref...

Localisation :

Recteur Pironneau (avenue du) 1, NANTES

Typologie :

architecture domestique

En savoir plus

Bibliographie

Michault Raphaël ; Peyron Jean-Pierre, Les micro-quartiers nantais : Beaujoire, Ranzay, Éraudière, De la croissance urbaine au développement urbain, maîtrise de géographie, Nantes, 1999

Morineau Yves, Mémoires d’un quartier nantais : la Trémissinière, l’Eraudière, le Port Boyer, le Croissant, le Plessis Tisson, la Marrière, éd. SEHL, 1996

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Rédaction d'article :

Amélie Decaux, Chloé Rouillon

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