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Entreprise d'accastillage Goïot


Pendant 60 ans, l'entreprise Goïot, nichée entre la rue Frère-Louis et la Sèvre, a développé son activité dans le quartier jusqu'à devenir une référence internationale dans le domaine de l'accastillage pour bateaux de plaisance. Au fil des ans, Goïot est devenu un nom commun de l'équipement nautique.

L'implantation à Nantes

Créée à Reims en 1930, l'entreprise prend ses quartiers au sud de la Loire en 1938. L'année précédente, la Ville de Nantes avait reçu une demande d'autorisation « d'installation d'un atelier de petite mécanique pour la fabrication de moteurs et propulseurs pour bateaux » de la part de la société française des brevets Goïot. Cette installation était projetée au 18, rue Frère-Louis dans le jardin appartennant à l'industriel Hector Sudry, propriétaire d'une usine d'équipement dans le secteur de la conserverie établie dans le quartier des Ponts, rue Beauséjour. Le moment est opportun et la Ville encourage vivement cette demande auprès de la préfecture : « En ce temps de crise de chômage (...) la fabrication qu'ils entreprennent nécessitera une main d'oeuvre d'ouvriers qualifiés et de manoeuvres que nous aimerions, vous le pensez bien, voir embauchés aussi que possible. »

Une société innovante

Pendant de très nombreuses années, l'entreprise est axée sur la fabrication de moteurs deux temps. Pour diversifier sa production, le fondateur lance en 1950, une gamme d'accastillage en aluminium, une révolution à une époque où seuls le bronze, le laiton et l'acier galvanisé étaient utilisés à bord des voiliers de plaisance.

En 1960, le produit phare de l'entreprise est conçu : le panneau de pont métallique composé d'une plaque d'altuglass ceinturé d'aluminium et parfaitement étanche. Vingt ans après sa conception, le panneau est l'article le plus vendu par l'entreprise : 100 000 unités ont été fabriquées entre 1960 et 1980. Mais Goïot, c'est aussi 450 articles d'accastillage et en 1982, la société devient le deuxième fabricant mondial d'accastillage pour bateaux de plaisance.

Au cours de cette décennie, la mise au point de nouvelles méthodes de moulage et d'usinage dans les ateliers déjà très mécanisés nécessitent la rénovation d'une partie des locaux. D'autant plus que la spécificité de Goïot est d'être totalement autonome puisque toutes les phases de fabrication, de la conception à l'emballage sont effectuées sur place.

En 1991, la famille Goïot vend la société au groupe Chatellier Industrie. Sept années plus tard, l'usine de la rue Frère-Louis ne correspond plus aux normes et n'est plus adaptée au process. En 1998, Goïot quitte le quartier pour poursuivre son activité à Saint-Herblain, dans l'ancienne usine Chantelle.

Groupe mémoire Nantes Sud
2018



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En savoir plus

Bibliographie

Groupe mémoire Nantes Sud, Nantes Sud, entre mémoire et histoire – La rue Frère-Louis, bulletin n° 10, novembre 2018

Documentation

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Tags

Activité industrielle Architecture industrielle Nantes Sud

Contributeurs

Rédaction d'article :

Groupe mémoire Nantes Sud

Témoignage :

Jean Quéré

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