Établissements Hector Sudry
Féminisme

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38

Entreprise Bonnefon 

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En 2019, les noms de Jacques Carrère et d’Odon Bonnefon sont attribués aux nouvelles voies ouvertes au sein du programme immobilier porté par le promoteur Ataraxia sur le site de l’ancienne usine Bonnefon. Il s’agit ici de rappeler la mémoire des fondateurs de l’entreprise qui a déployé ses activités pendant plus d’un siècle et demi au bord de la Sèvre dans le village de la Piaudière.

Le tapioca Carrère extra

L’histoire de l’entreprise familiale démarre en 1860 avec Jacques Carrère. Né en 1826 à Bescat dans les Pyrénées-Atlantiques, il s’installe à Nantes dans le village de la Piaudière où il fonde la marque Tapioca Carrère extra. À son décès en 1883, ses neveux Giton et Eugène Bonnefon, reprennent l’affaire après avoir été commis chez leur oncle. Ils passent ensuite les rênes au neveu d’Eugène, Odon Bonnefon, qui devient directeur de la Fabrique de produits exotiques J.Carrère. Entre 1860 et 1943, l’activité de l’entreprise est principalement dédiée à la production du tapioca.

Dessin illustrant une vue à vol d’oiseau de l'usine Tapioca Carrère extra

Dessin illustrant une vue à vol d’oiseau de l'usine Tapioca Carrère extra

Date du document : 1873

Une entreprise de soudage

À partir de 1955, Jacques Bonnefon, le fils d’Odon, donne un cap tout à fait nouveau à l’activité familiale en s’orientant vers un secteur porteur : le soudage. À son décès, en 1993, deux de ses fils, Daniel et Gérard, s’entendent pour continuer l’activité. À eux deux, ils bâtissent le groupe Bonnefon composé de trois entités et employant 48 salariés.

Bâtiment de l’entreprise Jacques Bonnefon Soudure avant sa démolition

Bâtiment de l’entreprise Jacques Bonnefon Soudure avant sa démolition

Date du document : 2018

Aujourd’hui, Bonnefon est un nom familier à ceux qui procèdent à des soudures dans leur production. Présente sur le marché depuis plus de 60 ans, la maison nantaise s’est placée comme fournisseur, au plan national, de matériel de soudure. Elle est distributeur exclusif de la marque allemande Dinse et J.Thielman. L’entreprise s’est également développée en travaillant sur l’éventail de solutions à apporter aux entreprises de toutes tailles, notamment avec de l’innovation dans le traitement des fumées de soudage.

Pour passer le cap du 21e siècle, de nouveaux locaux ont été construits en 2019 dans la zone économique de Moulin-Cassé, à Bouguenais. Avec 2300 mètres carrés, la capacité de stockage et de service après-vente a été doublée. Les bâtiments historiques de la Piaudière ont été vendus au promoteur Ataraxia.

Groupe mémoire Nantes sud
2022


Témoignage (1/2) : La transformation du manioc

À l’origine, l’activité de l’entreprise consistait à la prise en charge des racines de manioc pour être transformées sur les bords de la Sèvre. Le manioc arrivait par cargo en Loire, puis était rechargé sur une péniche qui passait le pont de Pirmil par...

Témoignage (2/2) : La vente du matériel de soudure

Ici, on ne fait que de la vente, on ne fabrique pas. Il y a l’accueil, le magasin avec les chalumeaux et tout ce qui s’en suit. Il n’y a pas de séparation. On a un atelier de réparation mais normalement on ne doit pas tomber en panne... On a donc un service...


En savoir plus

Bibliographie

Groupe mémoire Nantes Sud, Nantes Sud, entre mémoire et histoire – Les rues Ledru-Rollin et de la Ripossière », bulletin n° 11, janvier 2022

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Rédaction d'article :

Groupe mémoire Nantes sud

Témoignage :

Gérard Bonnefon, Jean-Pierre Perrault

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