
Ancien pont des Petits-Murs
Si le pont des Petits-Murs était toujours en élévation, il relierait l’actuelle place des Petits-Murs à la rue Beaurepaire. Cet édifice doit son nom au fait qu’il était une partie de la muraille du 13e siècle qui traversait l’Erdre. Il était empruntable seulement par les piétons à cause de sa forte pente et des escaliers qui le composaient.
En 1755, la muraille fut supprimée et le pont des Petits-Murs fut remplacé par une passerelle en bois. À partir de 1792, il fut projeté de la remplacer par un édifice en pierre imaginé par l’architecte voyer Crucy, qui était alors en charge des grands aménagements urbains nantais. Les travaux de fondation débutèrent la même année, mais ils furent vite arrêtés faute de moyens financiers suffisants.
En août 1797, les habitants décidèrent de se mobiliser à travers une pétition pour relancer le projet dessiné par Crucy. Le pont prévu par l’architecte nantais était ambitieux et innovant. L’édifice était en réalité un double pont qui permettait de relier la rue du Cheval Blanc à celle du pont Sauvetout (rue Beaurepaire) et de relier la rue du Cheval Blanc au quai de la Triperie (allée d’Orléans). L’architecte Crucy avait proposé tout un ensemble d’aménagements accessoires et d’embellissements à proximité du pont à édifier. Ce projet était très coûteux et, malgré les demandes du conseil municipal, l’architecte refusa de le modifier, ce qui empêcha le redémarrage du chantier.
En 1803, l’entreprise Mesnard offrit à la Ville de Nantes de construire le pont en respectant les dessins de Crucy en l’échange un droit de péage de 25 ans. Le chantier fut très lent. En 1809, M. Mesnard obtint le droit de modifier les plans de Crucy et l’année suivante, son entreprise édifia un pont volant en bois qui devait servir pendant le temps des travaux. Enfin terminé en 1816, le pont de M. Mesnard fut finalement détruit en juin 1830 dans le cadre de l’aménagement du canal de Nantes à Brest.
On proposa de le remplacer par un pont métallique de type Polonceau en 1835, mais ce projet fut abandonné l’année suivante car les autorités décidèrent de privilégier la construction d’un pont partant de la place de l’Abreuvoir, le futur pont de l’Hôtel de Ville.
Antoine Pouponneau
Archives de Nantes
2014
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Antoine Pouponneau
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