Passage Pommeraye
Julien Lanoë (Nantes, 1904 – Nantes, 1983)

Jacques Baron (Paris, 1905 – Paris, 1986)

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Membre du mouvement surréaliste, Jacques Baron est un poète aux multiples activités, salué par ses pairs comme « le Rimbaud du surréalisme ».

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La découverte du surréalisme

À partir de 1909, Jacques Baron passe son enfance à Nantes, dans une propriété située sur les bords de l’Erdre, Le Port-Guichard. Il fréquente l’école paroissiale Saint-Donatien et passe ses étés en compagnie de ses cousins à Quiberon. Après un passage à Lausanne et à Fribourg, sa famille retourne s’installer à Paris en 1920.
L’année suivante, lors d’une « visite  à travers Paris de lieux volontairement dérisoires », organisée par les Dadas, il fait la rencontre d’André Breton et de Louis Aragon. C’est d’ailleurs la revue Aventure, aux tendances dadaïstes, qui publie ses premiers poèmes. D’autres paraissent dans les revues Littérature et dans La Révolution Surréaliste.

 

La parution de plusieurs recueils de poésie

En 1924, il embarque pendant plus d’un an en tant que pilotin dans la marine marchande à la Compagnie des chargeurs réunis, sur le Paquebot Massilia qui dessert l’Amérique du Sud. La même année, il fait paraître L’Allure poétique, son premier recueil de poésies, qui sera suivi en 1929 du recueil Paroles, puis en 1933 de Peines perdues. En 1925, il effectue son service militaire en Algérie, et l’année suivante, il réintègre le groupe surréaliste et épouse Gréty Dabija, une jeune roumaine amie de Tzara.

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En 1927, il est employé en tant que chef magasinier à la Nouvelle Revue Française et adhère au parti communiste comme un grand nombre de surréalistes. Il participe ensuite à la création de La Revue marxiste. Il est alors exclu du groupe surréaliste par André Breton et collabore à la revue La Critique Sociale qui appartient à Boris Souvarine.
En 1933, Jacques Baron est l’un des fondateurs du Phare de Neuilly, où il continue de publier des poèmes. Il fréquente Florence Gilliam, une journalisme américaine avec qui il fonde le magazine Gargoyle, la première revue d’art et de littérature anglaise publiée sur le continent pendant l’entre-deux-guerres.

 

Une carrière éclectique sous le signe de la littérature

En 1935, il publie un roman, Charbon de mer, pour lequel il reçoit le Prix des Deux Magots et il travaille ensuite en tant que reporter au Poste parisien, une station de radio commerciale, filiale du journal Le Petit Parisien. En 1946, après sa mobilisation pendant la Seconde Guerre mondiale, il devient directeur adjoint au service « reportages et variétés » à Radio Monte-Carlo, et épouse Odette Dreyfus Bibart. L’année suivante, il devient directeur artistique à radio-Maroc, et ce jusqu’en 1954. Par la suite, il devient éditeur spécialisé pour le compte d’une agence de presse américaine, et est nommé rédacteur en chef adjoint de la revue Informations et Documents. En 1956, il publie le recueil Les Quatre Temps, suivi de L’Imitation sentimentale. À  partir de 1959, il est de retour à Paris et devient directeur de la collection « Bleu Océan » chez Denoël.

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Ses mémoires sont publiés en 1969 sous le titre L’An I du surréalisme, où il évoque son engagement dans le communisme, les espoirs de mai 68, et sa relation avec les fondateurs du mouvement surréaliste.

 

Bibliothèque municipale

2019

En savoir plus

Bibliographie

Allain, Patrice, Au-delà de la peinture : ces rêveurs définitifs : Jacques Vaché, Claude Cahun, Jacques Viot, Raymond Hains, Jacques Baron, Joca Seria, Nantes, 2006


Allain Patrice, « Jacques Baron : l’enfant perdu du surréalisme », La Nouvelle revue nantaise, n°5, octobre 2009

Webographie

Jacques Baron à la Bibliothèque municipale de Nantes

Jacques Baron sur BNF Data

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Saint-Donatien

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Rédaction d'article :

Chloé Voirin

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