René Guy et Hélène Cadou
Loire

Serge Arcouët dit Serge Laforest (Nantes, 1916 – Nantes, 1983)

A

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Serge Stewart-Laforest est un des nombreux pseudonymes de Serge Arcoüet, au même titre que Terry Stewart, Russ Rasher ou Long-John Silver.

Une enfance à Nantes

Fils de Gontran Arcoüet, un pianiste de renommée mondiale et professeur au conservatoire de Nantes pendant une quarantaine d’années, Serge Arcoüet fait des études au lycée Georges-Clemenceau de Nantes avant de commencer l'école d’hydrographie dans la même ville.
Il exerce ensuite divers métiers comme décorateur, professeur de sténo, marchand de légumes, et fabricant de jouets. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il est aussi vendeur à la librairie Coiffard de Nantes, juste avant de quitter cet emploi pour se consacrer pleinement à l’écriture.

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Une spécialisation dans le roman policier et d’espionnage

Après des débuts difficiles, il publie son premier roman Cynthia devant la mort en 1947, sous le pseudonyme de Terry G. Stewart. Il paraît avec la mention « Death Has Many Faces, traduit de l’américain par S. G. Arcoüet », un procédé qu’il emploie de nouveau avec son second ouvrage La Mort est dans le coup en 1948. L’année suivante, Terry Stewart est le premier Français édité dans la collection « Série noire » de Gallimard avec La Mort et l’Ange, où un agent du FBI se fait passer pour un gardien de prison. Au cours de cette année, il publie jusqu’à onze titres qui sont principalement des romans noirs dont l’histoire se passe aux États-Unis, et des récits d’espionnage dont certains sont écrits conjointement avec Thomas Narcejac sous le pseudonyme de John Silver Lee.

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Un auteur prolifique

De 1953 à 1969, c’est sous le nom de Serge Laforest qu’il sort trente-cinq romans policiers dans la collection « Spécial police » de Fleuve Noir. Dans La Soupe à la grimace (1953), l’enquête se déroule dans une atmosphère étouffante et autour d’un gisement d’uranium, tandis que La Sueur froide (1954) met en scène un jeune truand qui participe à l’enlèvement de l’enfant d’un milliardaire qui ne se passe pas comme prévu.
Hormis la publication de l’ouvrage Les Hommes de fer (1964) qui est réalisé à partir de souvenirs et de témoignages sur la Première Guerre mondiale, Serge Stewart-Laforest publie quatre-vingt romans dans la collection « Espionnage » aux Éditions du Fleuve noir de 1953 à 1975.
Il sort plus de cent quarante romans policiers ou d’espionnage au cours de l’ensemble de sa carrière. Il sont publiés et traduits dans dix-neuf langues et se sont vendus à plus de dix millions d’exemplaires. C’est ainsi qu’il obtient en 1948 le Prix du meilleur roman noir chez Gallimard et la Palme d’or du roman d’espionnage en 1961.

 

Bibliothèque municipale
2019

En savoir plus

Bibliographie

Le Nail, Bernard, « Serge Laforest », Dictionnaire biographique de Nantes et de la Loire-Atlantique : les hommes et les femmes qui ont fait la Loire-Atlantique, le Temps éditeur, Pornic, 2010


Mesplède, Claude, « Stewart, Terry », Dictionnaire des littératures policières (tome 2 : J-Z), Joseph K., Nantes, 2007


Saint-Vinox, Adeline, « Serge Stewart-Laforest, l’audace d’un homme secret », Académie littéraire de Bretagne et de Loire-Atlantique : Le polar s’écrit à l’Ouest, n°55, décembre 2018, p.14-18

Webographie

Serge Arcoüet dans le journal Ouest-France

Serge Laforest dans BNF Data

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Rédaction d'article :

Chloé Voirin

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