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1598

Hameau de la Ville en paille


La Ville aux roses, la Ville en bois, la Ville en brique… Parmi ces charmants villages, voici l’histoire du hameau nantais de la Ville en paille.

Un hameau rural aux portes de la ville

Le hameau de la Ville en paille se situait sur le boulevard Jean XXIII actuel, à proximité du rond-point de Vannes, au niveau de la rue de la Martinière et de la rue de l’Allouée. Le cadastre napoléonien de 1835 mentionne la désignation « Ville en paille » qui trouve son origine dans l’utilisation de la chaume pour la fabrication des toits des maisons du hameau. Le domaine de la Saulzinière, propriété du baron Charles Le Lasseur, au 19e siècle, d’une superficie de 320 hectares, intègre une partie du hameau, sur son côté ouest, en bordure de l’axe de la route de Vannes, dite alors Route nationale n°165 de Nantes à Audierne.

Localisation du lieu-dit de la Ville en Paille sur le cadastre napoléonien

Localisation du lieu-dit de la Ville en Paille sur le cadastre napoléonien

Date du document : 1835

Le recensement de 1835, indique que les demeures de la route de Vannes sont des pavillons, des demi-grandes maisons, des maisons basses avec tenues maraîchères. Elles sont majoritairement habitées par des personnes travaillant la terre, c’est-à-dire des laboureurs, jardiniers ou journaliers. Le quartier restera dans cet état durant de nombreuses années. En 1886, le hameau de la Ville en paille comprend 6 maisons, 8 ménages et 29 habitants.

Un espace de détente et de loisirs pour les Nantais

Au début du 20e siècle, la route de Vannes, qui n’est encore qu’un chemin, accueille les Nantais qui viennent se divertir dans les guinguettes et cafés comme la maison Legault-Ménard. La Ville en paille n’est alors qu’à deux minutes à pied du terminus du premier tramway situé au rond-point de Vannes. Elle devient le lieu de départ de courses de voitures et d’une étape du Tour de France cycliste, en 1906. En 1911, les maisons ne sont pas encore numérotées. Elles prennent le nom de leur propriétaire : maisons Monnier, Moulet, Chevalier, Sauveron…

Dix ans plus tard, en 1921, le hameau est composé de 36 maisons, 46 ménages, et abrite 126 habitants. En 1935, beaucoup de maisons ont leurs noms propres à l’image des Genêts, de K. Jean ou de la Villa Andréa.

En 2007, le café « La Ville en paille » occupait toujours l’angle de la rue de l’Allouée et du boulevard Jean XXIII. En 2011, il cède sa place à l’immeuble résidentiel « L’Alouette ».

Alain Maffray
2020

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En savoir plus

Bibliographie

Fortineau, Gilles, Gautier, Vincent, Pittard, Alain, Saint-Pasquier, histoire d'un quartier, centenaire d'une église, 1908-2008, Coiffard, 2007

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Ensemble d'habitation Extension et limite urbaine Rd pt de Vannes

Contributeurs

Rédaction d'article :

Alain Maffray

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