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Les chrysanthèmes au cimetière Saint-Jacques

Date de publication : 06/05/2026

À l’occasion du Printemps des cimetières, la Cinémathèque de Bretagne vous propose de découvrir un film de circonstance : Chrysanthème… réalisé en 1957 par Jacques Chéreau, arboriculteur nantais.


Dans les années 50, les maraîchers produisent fruits et légumes dans le quartier Saint-Jacques de Nantes. Au 202 de cette rue, Maurice Chéreau (1900-1984) et son épouse Louise Jamin (1899-1990) pratiquent également la culture exigeante du chrysanthème. C’est sur les conseils du photographe René Perdriau que leur fils, Jacques Chéreau (né en 1932) filme les différentes étapes de la production du chrysanthème : ébourgeonnage, mise en place des piquets de châtaignier qui supportent les châssis vitrés, cueillette à la main avec un couteau, conditionnement par 24 tiges de fleurs pour expédition vers Paris. Le réalisateur travaille d’abord chez son père avant de devenir arboriculteur à la Foresterie en Vertou.

Chrysanthème... est un film tourné à la Toussaint 1957, période de fleurissement notamment des chrysanthèmes d’automne. C’est la fleur emblématique de la commémoration des défunts. Cette “fleur d’or” originaire d’Asie, au départ jaune, est alors dominée par la variété Turner à grosse fleur. Dès la seconde moitié du 19ᵉ siècle, de nombreux collectionneurs la mettent en valeur, notamment le botaniste Philippe de 19ᵉ siècle, cette tradition se répand après l’armistice de 1918.

La tenue maraîchère de la famille Chéreau était située à 200 mètres de l’entrée du cimetière Saint-Jacques. Le réalisateur nous montre ici quelques images de ce lieu (à partir de 01:13:05:00). Situé sur la rive sud de la Loire, créé vers 1794, ce cimetière est d’abord dénommé cimetière de la route de Clisson. À sa création, il reçoit les sépultures des indigents décédés à l’Hôtel-Dieu et à l’Hôpital Saint-Jacques. Puis, ce cimetière remplace les lieux d’inhumations du quartier. Ceinturé de mur en 1816 et agrandi en 1846, il se développe sur 5 hectares.

Parmi les sépultures, on peut y recenser les suivantes : Louis-Augustin Cailleau (1823-1890), dit « Frère Louis », premier directeur de l'institut La Persagotière spécialisé pour jeunes sourds et malentendants (1856 à 1890) ; Henri-Pierre Picou (1824-1895) peintre du mouvement néo-grec ; la table mémorielle du naufrage du Saint-Philibert en 1931 ; Auguste Blouin (résistant et otage fusillé en 1941) ; Alice Million épouse Milliat (1884-1957) nageuse et rameuse, cofondatrice et présidente de la Fédération des sociétés féminines sportives de France ainsi que la famille d’industriels Guillouard (fabrication de petits matériels pour la cuisine en acier étamé ou galvanisés des années 1920 à 2016).

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2026 

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