Le pont de Pirmil fut pendant longtemps le seul accès possible à la ville de Nantes par le sud. Il permet de traverser le bras de Pirmil, le plus large et tumultueux de la Loire. Souvent détruit, aussitôt reconstruit, il a été renforcé et doublé à la fin des années 1980 pour permettre le passage de la deuxième ligne de tramway.

Le Pont de Pirmil est le plus ancien de Nantes. Sa date de construction n’est pas connue avec précision. Néanmoins selon les historiens, on peut la situer entre le 9e et le 11e siècle. Les matériaux alors utilisés pour sa construction sont inconnus, mais on sait que le pont était un édifice essentiellement fait de pierre au 14e siècle.

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La porte d’entrée sud de la ville, stratégique et commerçante

Seule voie d'accès à la cité depuis la rive sud de la Loire, le pont de Pirmil fut un édifice majeur pour Nantes du point de vue économique et militaire. C'est pourquoi l'entrée sud du pont fut fortifiée au milieu du 14e siècle sur ordre du duc de Bretagne Jean IV. Une forteresse y fut élevée afin d'en commander l'accès. Elle prouva son efficacité à plusieurs reprises notamment en 1793 lors de l'avancée des armées vendéennes. Elle fut démolie en 1849.
Le pont de Pirmil, comme d'autres ponts nantais, était maisonné et des pêcheries étaient installées sous les arches ce qui contribuait à fragiliser sa structure. 

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Malgré la pierre, un pont régulièrement détruit par la Loire

L'histoire du pont de Pirmil est principalement marquée par ses effondrements réguliers provoqués par le régime de la Loire assez violent à cet endroit. À chaque fois la liaison entre les deux rives du fleuve était coupée et il fallut souvent beaucoup de temps avant qu'elle ne soit rétablie. En effet il fallut vingt ans de travaux pour achever la reconstruction du pont après la crue des années 1560. De même la crue de 1711 qui renversa une partie des arches du pont, donna lieu à de longues réparations qui durèrent vingt-cinq ans et furent de plus sources de conflit entre les autorités qui en avaient la charge. Bien que la ville ait confié la reconstruction des arches aux frères Laillaud, ces derniers durent travailler sous la direction de l'Académie Royale d'Architecture du fait de l'importance du pont pour les communications nord-sud au sein du royaume. 

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20e siècle : vers un solide pont métallique doublé en béton

Le pont s'écroula à nouveau en mai 1924 après avoir été fragilisé par l'effondrement d'un immeuble situé au-dessus. La municipalité décida alors de faire établir un pont de bateau avec l'aide du 6e régiment du génie d'Angers. Il fut très vite remplacé par un pont Pigeaud appuyé sur les piles effondrées et qui permettait le passage du tramway. Le pont en pierre de Pirmil fut finalement remplacé par un pont métallique situé un peu plus en aval et qui devait être plus robuste.

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Malheureusement il fut dynamité en 1944 par les Allemands afin de limiter l'avancée des troupes alliées. Il fallut trois ans pour réparer l'édifice qui fut remplacé par un pont provisoire en bois durant le temps des travaux. 

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Le pont de Pirmil fut doublé par un édifice en béton à la fin des années 1980 pour accueillir la seconde ligne du tramway moderne. Ce pont relie aujourd'hui la place Victor Mangin à la place de Pirmil.

Groupe Mémoire
2014

Pont de Pirmil

Un pont chargé

sans date

Au 18e siècle des maisons sont construites sur les parapets du pont, un moulin est installé côté sud...

Le pont de bateaux

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A défaut de tramway, le pont de bateaux permet aux Nantais de traverser le bras de Pirmil à pied ou en...

Le pont à nouveau détruit

16-08-1944

Le 12 août 1944, les soldats allemands minent et font sauter les ponts routiers et ferroviaires sur la...

Doublement du pont de Pirmil

1992

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En bref...

Typologie :

architecture civile publique et génie civil

En savoir plus

Bibliographie

Caraës, Jean-François, «La disparition des vestiges de l'ancien pont de Pirmil », Bulletin de la Société archéologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique, n°148, 2013, p. 259-273

Dantin, Ch., « Constructions métalliques : le nouveau pont-route métallique de Pirmil, sur la Loire, à Nantes »,  Le Génie civil : revue générale hebdomadaire des industries françaises et étrangères, Tome 90, n°15, 47e année, n°2330, 9 avril 1927, p. 353-356

Lazard, R., « Travaux publics : la démolition des anciens ponts en maçonnerie de Pirmil et de la Madeleine, à Nantes », Le Génie civil : revue générale hebdomadaire des industries françaises et étrangères, Tome 59, n°19, 51e année, n° 2569, 7 novembre 1931, p. 476-480

Rousteau-Chambon, Hélène, « Le pont de Pirmil au 18e siècle et l'Académie royale d'architecture », Bulletin de la Société archéologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique, n°136, 2001, p. 163-178

Véronneau, Frédéric (dir.), « Le pont de Pirmil », dans Les ponts de Nantes d'hier et d'aujourd'hui, Coiffard, Nantes, 1995, p. 63-69

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Rédaction d'article :

Antoine Pouponneau