Michel Chaillou (1930 – 2013)

Auteur de près d’une trentaine d’ouvrages, dont plusieurs s’inspirent de son enfance à Nantes, Michel Chaillou obtient en 2007 le Grand prix de littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.  

Michel Chaillou (1930 – 2013)

Ce contenu a été rédigé par Chloé Voirin

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Michel Chaillou
Michel Chaillou – © Xavier Ménard

Une enfance entre Nantes et Casablanca

Michel Chaillou est élevé par ses grands-parents paternels, gardiens d’une cartonnerie à Chantenay, puis concierges à la Centrale des œuvres diocésaines au centre-ville de Nantes. Élève à l’école élémentaire de Chantenay, il poursuit ses études dans une institution religieuse de Saint-Sébastien-sur-Loire. En 1945, il quitte la France avec sa mère pour Casablanca, où il reprend ses études secondaires interrompues pendant la Deuxième Guerre mondiale.

En 1951, il revient en France et obtient son baccalauréat, puis sa licence de philosophie à la faculté de Poitiers. En 1957, il est appelé en Algérie, et deux ans plus tard, de retour de son service militaire, il obtient le capes de lettres modernes et enseigne au lycée de jeunes filles de Niort, puis au lycée de Montmorillon.

En 1962, il est admis au stage audiovisuel de l’École normale supérieure de Saint-Cloud, où il fait la rencontre de Roland Barthes. Installé à Paris, il enseigne alors au lycée de Saint-Germain-en-Laye.

L'écoute intérieure
L’écoute intérieure – © Ville de Nantes – Bibliothèque municipale

Une carrière prolifique dans l’enseignement et la radio

Parallèlement à sa carrière d’enseignant de lettres, Michel Chaillou publie son premier roman Jonathamour en 1968 et produit de nombreuses émissions de télévision scolaire et de radio. En 1969, il est enseignant à l’IUT de Saint-Denis, et six ans plus tard, il obtient un doctorat en littérature française. Durant ces années, il participe à de nombreuses émissions de radios autour de la littérature sur France Culture. De 1973 à 1976, il est ainsi membre du comité de lecture de Radio-France, et en 1976, membre de l’atelier « texte-image » de l’Institut national de l’audiovisuel.

En 1991, il entre à l’Université Paris 8-Vincennes où il enseigne la littérature française de l’âge baroque et celle du 18e siècle. En 1982, il est le premier président de l’Association de défense et illustration de la littérature contemporaine.

La croyance des voleurs
La croyance des voleurs – © Ville de Nantes – Bibliothèque municipale

Une fascination pour l’écriture romanesque

Il est auteur de plus de vingt-cinq romans, dont des récits en partie autobiographiques comme La croyance des voleurs, 1945 et La fuite en Égypte, largement inspirés de son enfance à Nantes. Il y déploie un style littéraire qui lui est propre, qui constitue pour lui le sujet profond d’un livre, à côté d’un sujet apparent qui correspond à l’histoire qui y est racontée. Ses romans touchent aussi au domaine de l’imaginaire comme dans Le Sentiment géographique ou Domestique chez Montaigne, et sont aussi proches du fantastique avec par exemple Le ciel touche à peine terre et Indigne Indigo.

Chloé Voirin
Bibliothèque municipale
2019

Sources

Bruley Pauline, Michel Chaillou : les voix retrouvées, Presses universitaires de Rennes, Rennes, 2018

Richard Jean-Pierre, L’État des choses : études sur huit écrivains d’aujourd’hui, Gallimard, Paris, 1990

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