Georges Prampart (1928 – 2013)
Chaudronnier de formation, il adhère à la CGT dès son entrée en apprentissage aux Chantiers de la Loire en septembre 1945. Il s’engage parallèlement dans l’Union de la jeunesse républicaine de France et intègre la cellule d’entreprise du PCF des chantiers.
Ce contenu a été rédigé par Christophe Patillon
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Orateur talentueux à l’esprit vif et au fort tempérament, « Jojo » est choisi par ses pairs pour seconder Gaston Jacquet, secrétaire du Syndicat des métaux de Nantes, pendant le long conflit social de l’été 1955. En 1961, il est élu à la direction de ce syndicat, et en 1970 à celle de l’Union départementale. Partisan de l’unité d’action, il est un des rares dirigeants de la CGT à s’opposer frontalement à la ligne confédérale défendue par Henri Krasucki, et à celle qu’incarne Georges Marchais dans le PCF. Ces choix conduisent à sa mise à l’écart : il n’est pas réélu en 1979 au bureau fédéral du PCF et, mis en minorité au sein de la CGT départementale en 1982, il abandonne peu après ses responsabilités syndicales.
Georges Prampart est ainsi le symbole d’une génération militante, née dans la grève de 1955, qui a dû affronter l’effondrement de la métallurgie nantaise et l’effacement du monde ouvrier qui lui était lié.
Christophe Patillon
Extrait du Dictionnaire de Nantes
2018
(droits d’auteur réservés)
Sources
Doussin Serge, « Hommages : Georges Prampart », Bulletin du Centre d’histoire du travail, n°33, mars 2014, p. 16-17
« Georges Prampart, un exceptionnel militant syndical », Place publique Nantes Saint-Nazaire, n°43, janvier-février 2014, p. 140-141
Patillon Christophe, Georges Prampart, une vie de combats et de convictions, Centre d’histoire du travail, 2009