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Cimetière du Pont-du-Cens
Situé au nord de la ville, le cimetière du Pont-du-Cens est, avec ses 3,5 hectares, le 5e plus grand cimetière de Nantes. Il est ouvert en juillet 1939, pour faire face à la saturation des cimetières « historiques » liée notamment à l'agrandissement de la ville en périphérie du centre-ville pendant l’entre-deux-guerres.
Ce contenu a été rédigé par Florian Tessier-Brochard
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La création du cimetière : un besoin et une opportunité
Entre 1910 et 1936, la Ville de Nantes passe de 170 000 habitants environ à 195 000 habitants, soit plus de 20 000 nouveaux habitants. L’augmentation de la population entraîne rapidement la saturation des cimetières, et notamment celui de Miséricorde.
Le 3 février 1936, le conseil municipal de Nantes vote donc la création d’un nouveau cimetière. Le choix de s’établir au nord-ouest du centre-ville correspond à la fois à la proximité des nouveaux quartiers aménagés pendant l’entre-deux-guerres et la volonté de la famille Belot, propriétaire du château et du parc de la Gaudinière de céder une partie de leur domaine.

L’acquisition des terrains s’est donc faite par l’achat d’une partie du parc aux consorts Belot, propriétaires du château de la Gaudinière, le 21 mars 1936, ainsi que par l’expropriation d’une parcelle appartenant à M. Batier en date du 26 septembre 1936.

Un nouveau cimetière pas comme les autres
40 ans avant l’ouverture du cimetière-parc en 1979, le cimetière du Pont-du-Cens est déjà pensé comme un cimetière parc, profitant du parc préexistant du château. Lors de l’aménagement à partir de 1936, on a en effet perçu l’intérêt de garder une végétation importante, des pelouses et de larges allées. Des arbres sont conservés, tout comme le dénivelé naturel du terrain.

Le cimetière pendant la guerre
Ouvert quelques mois avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, l’histoire du cimetière du Pont-du-Cens est naturellement impactée par la guerre et l’occupation allemande à partir de juin 1940. Une partie du site est d’ailleurs aménagée pour créer un cimetière allemand, inauguré en septembre 1941.
Quelques semaines après, le Feldkommandant de Nantes Karl Hotz y est inhumé quatre jours après son exécution par des résistants le 20 octobre 1941. Il sera transféré au cimetière militaire allemand de Pornichet. Cet événement a entraîné l’assassinat de 48 prisonniers à Nantes, à Châteaubriant et au mont Valérien.

Le cimetière accueille également les sépultures de soldats et aviateurs britanniques tués pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre des bombardements alliés, pour affaiblir l’occupant allemand.
Florian Tessier-Brochard
2025