Ancien pont de l’Écluse
Le pont de l’Écluse reliait la rue Feltre à la rue des Trois Croissants. Un premier pont fut bâti en 1828, mais il fut très vite remplacé par un nouvel édifice en 1843. C’est sous ces deux ponts que se trouvait « l’Écluse de Nantes », élément important du canal de Nantes à Brest, d’où le nom de l’édifice.
Ce contenu a été rédigé par Antoine Pouponneau
Vous aussi faites vivre le patrimoine Nantais en apportant votre contribution.
Le pont fut aussi brièvement nommé pont Madame en hommage à la duchesse du Berry, veuve du fils héritier de Charles X et qui en posa la première pierre le 29 juin 1828. La construction d’un pont à cet endroit avait pour but de suppléer au pont des Halles alors défaillant.

Le premier édifice était composé d’une arche unique en maçonnerie de « belles pierres » et de deux culées faisant corps avec les parois du canal. Mais l’ouvrage était trop « bombé », ce qui rendait la circulation dangereuse. La construction d’un nouveau pont fut donc décidée en 1843. Cette fois on décida d’établir un pont constitué d’un tablier métallique plat directement posé sur les deux bajoyers de l’écluse et sur une pile de maçonnerie construite au milieu du déversoir. Le tablier fut réalisé en fonte par la fonderie Voruz.

Dans une lettre du 1er janvier 1886, l’ingénieur ordinaire du canal de Nantes à Brest, M. Kerviler, fit remarquer au maire de Nantes que le pont de l’Écluse était en mauvais état et qu’il devenait urgent de le réparer. Les parties métalliques étaient encore viables mais celles en bois étaient pourries. En effet, le pont de l’Écluse comportait trois travées qui comprenaient chacune six poutres en fonte portant des poutrelles transversales en bois de chêne, surmontées d’un platelage également en bois. L’ingénieur proposa donc de remplacer les parties de bois par des pièces en fer. On décida également cette année là, de remplacer les éléments en fonte par d’autres en acier.

Le pont devint par la suite un élément important pour la circulation urbaine. C’est pourquoi les travaux entamés à partir juillet 1902 et qui se prolongèrent en août provoquèrent le mécontentement des habitants, qui signèrent alors une pétition pour faire accélérer le chantier.
Le pont finit par disparaitre suite aux comblements au début des années 1940.
Antoine Pouponneau
Archives de Nantes
2014